Le Forum de concertation national des formations politiques agréées au Rwanda (NFPO) a organisé, ce vendredi 8 octobre 2026, une réunion consultative sur le rôle des partis politiques dans la promotion d’une démocratie adaptée à l’Afrique. Les idées émises ont convergé vers une démocratie basée sur la culture de la paix.
Dans son mot introductif, le porte-parole du Forum des formations politiques agréées au Rwanda, Léonard Ndagijimana du Parti Démocrate Centriste (PDC), a déclaré que les partis politiques doivent jouer un rôle central dans la promotion de la démocratie au Rwanda.
’’ Les partis politiques jouent un rôle central de cohésion et d’éducation civique. Nous au Rwanda, nous avons opté pour la démocratie consensuelle, ce qui redéfinit profondément notre rôle concret sur le terrain pour collaborer avec la population’’, a-t-il souligné.

Dans son intervention, le président du Mouvement panafricain (PAM), chapitre du Rwanda, Protais Musoni, et membre du Front Patriotique Rwandais (FPR-Inkotanyi), a déclaré que la démocratie africaine doit absolument être ancrée dans la culture de la paix.
’’ Une paix et une démocratie durables exigent une indépendance de pensée. Elle insiste régulièrement sur la nécessité de s’affranchir des complexes d’infériorité et des héritages de division coloniale afin de bâtir des solutions propres à l’Afrique. Les Africains et plus particulièrement les Rwandais doivent militer pour l’instauration d’une démocratie ancrée dans la culture de la paix’’, a-t-il insisté.
Il a ajouté que le manque de démocratie en Afrique est un défi complexe, et qu’il n’existe pas de remède unique ou magique.

Cependant, a-t-il dit, la consolidation démocratique doit reposer sur le renforcement des institutions, l’éducation et la participation citoyenne.
Ces discussions politiques ont souligné l’importance d’adapter les modèles démocratiques aux réalités et aux valeurs du continent.
Le chercheur et analyste politique, Dr Emmanuel Mushimiyimana, a expliqué que le rôle des partis politiques créés entre 1957 et 1960 est considéré par les historiens et les analystes politiques comme la racine idéologique et structurelle de la destruction du Rwanda lors du génocide commis contre les Tutsi en 1994.

’’ La période de 1957 à 1960 marque l’introduction du multipartisme sous la tutelle belge, mais au lieu de fonder une démocratie pluraliste, elle a institutionnalisé une politique d’exclusion basée sur l’ethnisme’’, a-t-il déploré.
Comme il a été expliqué, le Rwanda a adopté un modèle de démocratie consensuelle. Cette politique du consensus a pris naissance lors du dialogue inter rwandais de 1999. C’était dans le contexte de la reconstruction après le génocide commis contre les Tutsi en 1994.
La vice-présidente du Mouvement Panafricain (PAM) au Rwanda, Vénérande Nyirahirwa, et membre du Parti Social-Démocrate (PSD), a déclaré que les formations politiques du Rwanda s’efforcent de promouvoir la démocratie au Rwanda et en Afrique en général.

D’autres intervenants ont insisté sur le fait de former les populations, en particulier la jeunesse, les femmes et la société civile à leurs droits et devoirs démocratiques pour qu’elles ne soient plus manipulées.
Le Forum de concertation national des formations politiques (NFPO) est une institution reconnue par la Constitution rwandaise, dans son article 59. Il regroupe les 11 partis politiques agréés au Rwanda et joue plusieurs rôles clés. Il offre notamment un cadre permanent d’échange et de discussion entre les partis politiques sur les problèmes nationaux et les grandes orientations du pays, en favorisant la démocratie de consensus.
Vital Ndayambaje




































































