Le général Sylvain Ekenge a diffusé un discours de la haine sur la chaîne de la télévision nationale en RDC, dans lequel il développe une théorie raciste et génocidaire contre les Tutsi et appelle à la haine, notamment contre les femmes tutsi. A la suite des dénonciations venues du monde entier, le gouvernement congolais l’a suspendu de son poste de porte-parole de l’armée nationale, sans toutefois le traduire en justice.
Cette analyse démontre que le discours du général Ekenge est l’expression d’une culture profondément ancrée dans le système de gouvernance en RDC. Ce mode de pensée au sein des acteurs étatiques constitue non seulement l’une des causes des conflits au Kivu mais est devenu un facteur de mobilisation populaire. L’article démontre que le président Félix Tshisekedi incarne ces discours de haine ainsi qu’une idéologie anti-tutsi portée par son régime.
Enfin, l’analyse démontre que le général Ekenge représentait la vision du chef de l’Etat et commandant suprême des forces armées, le président Félix Tshisekedi. En suspendant le général Ekenge, il ne devient qu’une victime expiatoire.
Une opinion officielle ou personnelle ?
L’opinion publique repose sur l’interprétation d’actions qui se manifestent publiquement. Le général Ekenge a diffusé son discours sur la chaîne de la télévision nationale. Il est le porte-parole de l’armée nationale, une personne désignée pour transmettre officiellement au public et aux médias les informations, les positions et les opérations des forces armées, du ministère de la Défense et du commandant suprême. Il était en uniforme militaire et placé sous le drapeau national. Il donnait une mise à jour sur la situation générale de la guerre. Il était invité spécifiquement en tant que porte-parole de l’armée.
Il avait visiblement préparé son discours, qui a très probablement été validé par l’administration militaire de l’armée nationale. Il ne s’agissait pas d’un simple discours improvisé : l’interview était formelle et considérée.
Le général Ekenge a exprimé la logique, le modèle et les pratiques des politiques fondées sur la haine à l’encontre des Tutsi. Parler mal des tutsi est une valeur et non le contraire. Les Tutsi sont en RDC considérés comme des personnes entièrement à part. C’est pourquoi le général les appelle ”race supérieure”. Sylvain Ekenge croyait bien faire. Il n’avait pas besoin de passer par un langage codé. Il savait que l’opinion nationale était entièrement d’accord avec lui.
Discours de la haine, origine de la guerre du Kivu
Le général Ekenge a exprimé une pensée à la fois historique et largement répandue. Les régimes successifs de la RDC ont perpétué une politique de marginalisation et de persécution à l’encontre des Banyamulenge et des autres Tutsi congolais. Cette politique s’est accompagnée de campagnes de discours de haine suggérant que ”les Banyamulenge/Tutsi sont des Rwandais qui doivent être expulsés du pays”, ou encore : ”Banyarwanda kabila mubaya” (les Tutsi sont une mauvaise tribu), ”Banyarwanda, kabila muchafu” (les Tutsi sont une sale tribu).
Une loi sur la citoyenneté a été adoptée en 1981 dans le but de déposséder les Banyamulenge et les Tutsi congolais de leur citoyenneté. Cette phase a été accompagnée d’une campagne de haine véhiculée par des slogans tels que ” Banyarwanda bote barudiye kwabo” ou ” Que tous les Rwandais rentrent chez eux”. Entre 1982 et 1987, les messages de haine se sont intensifiés, s’inscrivant dans un processus de diabolisation, voire de criminalisation, de la communauté tutsi. En conséquence, les membres du groupe banyamulenge/tutsi se sont vu refuser le droit de vote et le droit de se présenter aux élections parlementaires au motif qu’ils étaient de ”nationalité douteuse”, tandis que certains ont été publiquement humiliés, arrêtés, menacés et d’autres tués. Dans son véritable fief politique à Bruxelles, le président Tshisekedi a récemment rappelé ce vieux refrain : ”Nous allons être particulièrement vigilants face aux personnes à nationalité douteuse”. Tout le monde comprend de qui il parle.
Entre 1993 et 1994, les messages de la haine se sont multipliés à la suite de l’arrivée de milliers de réfugiés hutu burundais et rwandais. Des acteurs politiques et des agents des services de sécurité, en complicité avec ces réfugiés, ont maltraité les Banyamulenge/Tutsi et confisqué leurs cartes d’identité sous prétexte que ces réfugiés hutu ” étaient leurs frères bantous”, et que les Tutsi autochtones devaient vite quitter le territoire national.

En 1995, une autre campagne de haine ethnique a été lancée à travers des slogans connus sous le nom de l’opération RRR (”Renvoyer les Rwandais au Rwanda”), ainsi que ”Bukavu et Uvira, villes sans Tutsi, villes propres”. En 1995, le gouvernement congolais a décidé d’expulser les Tutsi congolais et a développé un discours de haine affirmant qu’”il n’existe pas de Tutsi congolais” . Les Tutsi sont ainsi devenus le seul peuple que le pouvoir a délibérément décidé d’expulser de son propre pays.
Discours de la haine, catalyseur des manipulations du mythe anti tutsi et outil de la promotion politique et sociale
Pour survivre politiquement en RDC, il est impératif de désigner publiquement et de manière excessive le Tutsi comme étant le vrai problème national. Tout acteur, national ou international, en RDC se doit de s’aligner sur cette haine, faute de quoi il ou elle risque de perdre sa position et ses intérêts. C’est la raison pour laquelle la Mission de Nations Unies en RDC (MONUSCO) s’aligne sur cette idéologie de haine ethnique et de génocide.
Le seul point commun entre plusieurs politiciens congolais, la société civile et les responsables religieux est la haine contre les Tutsi. La haine ethnique constitue également un facteur de mobilisation du soutien populaire. Les acteurs politiques n’ont pas besoin de développer des infrastructures adéquates ni des services publics, car ils nourrissent la population de rhétoriques fondées sur la haine ou sur la guerre contre le Rwanda ou contre les ”Rwandais” (Tutsi).
Etant impopulaire, le président Félix Tshisekedi s’est servi des messages de la haine contre le Tutsi et le Rwanda (dont il juge tutsi) à la fois comme politique de gouvernance et comme stratégie de campagne électorale en 2023. En 1998, lorsque Laurent Kabila faisait face à une forte impopularité à Kinshasa, il a fait des discours de la haine une ressource de sa survie politique, appelant lui-même la population à ”se munir d’instruments-fusils, machettes ou lances-pour exterminer cette race de Tutsi”.
Son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Yerodia Ndombasi, a mobilisé la population par une interpellation fondée sur l’idée que ” les Tutsi sont des serpents ou de la vermine et doivent être éradiqués méthodiquement”. Ainsi, des milliers de Tutsi, civils et militaires, ont été massacrés, décapités ou brûlés vifs à travers les grandes villes, les cités et à l’intérieur du pays.
C’est dans ce même cadre que Lwabanji Lwasi Ngabo alors gouverneur du Sud-Kivu de l’époque a soutenu, le 20 septembre 1996 sur la Radio et Télévision Nationale Congolaise (RTNC) à Bukavu, la position de la jeunesse en appelant tous ses administrés à traquer partout ”cette race de vipères que sont les Tutsi”. Aucune justice n’a été rendue.
Aujourd’hui, ces appels continuent d’être relayés par des médias de la haine, recrutés parmi certains organes de presse, y compris des médias officiels, malheureusement, comme la RTNC.
Discours de la haine, pain quotidien des Tutsi et un devoir national
La haine est devenue une culture et un système de gouvernance. Elle est érigée en devoir national. Une partie considérable de la population exploite l’idée du concept d’autochtonie et l’argument mythique selon lequel ” les Tutsi ne peuvent jamais être congolais”. Ainsi, il existe des messages de haine devenus habituels, presque un pain quotidien, tels que ”nos populations”, ”balkanisation”, ”les agresseurs”, ”les infiltrés”, ou encore les ”faciès douteux”.
Certains ne peuvent pas survivre économiquement sans s’aligner sur ce mode de pensée et cette approche. Ce système semble également exiger des Tutsi qu’ils ne résistent pas à la haine, qu’ils déclarent officiellement qu’ils détestent aussi le Rwanda et les Tutsi ou les rébellions perçues comme comptant des membres tutsi. Le pouvoir de Kinshasa demande souvent aux Tutsi de se désolidariser du Rwanda désigné comme agresseur de la RDC, de couper le cordon ombilical avec le pouvoir en place à Kigali. Il ne s’arrête malheureusement pas là. Il faut désigner ses frères tutsi congolais comme étant la cinquième colonne de Kigali et mener des actions de représailles contre eux.
Certains Tutsi congolais doivent obéir à ces critères pour accéder aux intérêts privés et personnels : des emplois ou des positions politiques. Haïr les Tutsi est devenu un symbole d’héroïsme, et une vie imaginée sans les Tutsi est présentée comme le bonheur ou une vertu héroïque. A l’inverse, leur présence est associée au malheur. Les non-Tutsi qui défendent les droits des Tutsi sont immédiatement qualifiés de traîtres.

Les Tutsi/Banyamulenge sont déshumanisés. Ils sont perçus comme des êtres humains dangereux, immortels, insensibles à la souffrance et sans âme. Dans cette logique, des politiciens conduisent leurs campagnes sous une compétition du degré de haine envers les Tutsi. Par exemple, en mars 2020, Martin Fayulu, candidat à l’élection présidentielle contestée de décembre 2018, a déclaré : ”Aujourd’hui, des gens sont tués à Beni […]. Aujourd’hui, il y a 300 officiers tutsi dans les FARDC. Dans la Force publique, l’armée congolaise d’avant l’indépendance, il n’y avait pas un seul Tutsi. Dans l’Armée nationale congolaise après l’indépendance, il n’y avait pas de Tutsi. Dans les Forces armées zaïroises sous Mobutu, pas un seul Tutsi ! Et maintenant, plus de 300 officiers et plus de 100 généraux tutsi ! Que se passe-t-il réellement ? Tout est contrôlé par Kagame ! Ils préparent le terrain pour le chaos !”
Félix Tshisekedi : l’incarnation et la canalisation de discours de haine
Le président Félix Tshisekedi incarne et canalise les discours de haine contre les Tutsi. Cette pratique a été assimilée, intégrée et mise en exécution sous des formes de plus en plus cruelles, impliquant l’infliction de souffrances sur les corps des victimes. Leurs bourreaux les décrivent comme des ” occupants étrangers” et des ”agents du mouvement de balkanisation de la RDC”. Dès son arrivée au pouvoir, il a initié le phénomène consistant à ”éliminer un à un des infiltrés[1]” dans l’armée nationale. Un concept bien connu du public congolais comme faisant allusion aux Tutsi congolais. Pendant plus de cinq ans, il a ordonné des bombardements aveugles ciblant uniquement le peuple banyamulenge. Aucune autre communauté du Sud-Kivu n’a été visée par ces bombardements.
Félix Tshisekedi a créé des conditions et un environnement favorables à l’implantation d’une idéologie anti-tutsi. Celle-ci est devenue une ressource tant pour le gouvernement que pour l’opposition politique. Aux niveaux national et provincial, des acteurs politiques tels que Muhindo Nzangi Butondo, Justin BITAKWIRA, Claude MISARE, Constant MUTAMBA, Omer BULAKALI, Martin FAYULU , Eve BAZAIBA et d’autres hautes autorités, ont eu recours à des discours de la haine similaires à ceux du général Ekenge et, à l’instar de Léon Mugesera et Théoneste Bagosora, cerveaux du génocide contre les Tutsi au Rwanda, s’en sont servis dans les années 1990.
Dans le même contexte de la haine, sous le régime de Félix Tshisekedi, certains enseignements dispensés dans les écoles exploitent une idéologie construite sur des alliances mythiques, fondées sur une supposée ”race bantoue” et sur une théorie du complot évoquant un empire Hima ou un peuple dit ” hamitique”. Ces discours conflictuels font allusion aux Tutsi comme étant des Hamites et à d’autres Congolais non tutsi comme des ”Bantous” ou des autochtones. Ces enseignements sont enregistrés dans des vidéos qui circulent publiquement. Ces rhétoriques sont devenues un phénomène de haine ethnique d’envergure régionale. Celle-ci est désormais utilisée comme un outil de mobilisation populaire et par des groupes armés.
Ainsi, Félix Tshisekedi a adopté et soutenu le phénomène ”Wazalendo”, un concept qui repose sur une idéologie de déracinement et d’extermination des Tutsi en RDC. Des centaines de groupes armés ”Wazalendo” relevant de ce concept ont été soit intégrés dans l’armée nationale, soit considérés comme des réservistes. Leurs pratiques génocidaires sont devenues un signe d’héroïsme. Ils commettent des actes visant à infliger des souffrances aux corps de leurs victimes, en ciblant même des officiers tutsi. Par exemple, en décembre 2021, un major de l’armée nationale congolaise (FARDC), Kaminzobe Joseph, un Munyamulenge/Tutsi, a été lynché et brûlé vif à Lweba par la population, en présence de soldats de l’armée nationale. De manière similaire, en novembre 2023, un capitaine de l’armée nationale, Rukatura Gisore, a subi la même atrocité. Il n’y a jamais eu des poursuites judiciaires engagées par le gouvernement de Tshisekedi.

Sous Tshisekedi, l’idéologie de la haine contre les Tutsi a modernisé les tueries en y intégrant des formes de violence telles que le cannibalisme. Celui-ci sert de moyen pour manifester l’intensité de la haine, mais aussi pour inculquer la peur et la terreur. Le but n’est pas nécessairement le goût de la chair humaine du Tutsi, mais l’expression d’une haine qui ne se limite pas à la simple mise à mort : il s’agit aussi de faire du mal et d’humilier le corps de la victime ainsi que sa famille. En juin 2022, sous le régime de Félix Tshisekedi, à Kalima, dans la province du Maniema, trois Banyamulenge, Tutsi congolais, ont été tués, rôtis et cannibalisés devant des soldats des FARDC. En réaction à cette barbarie, le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix de 2018, a interpellé les tueurs afin qu’ils cessent d’enregistrer la cruauté des actes de cannibalisme et de lynchage. Il ne leur a pas demandé de ne pas tuer ni de ne pas manger les Tutsi, mais seulement de ne pas produire de vidéos des actes de tuerie pouvant servir de preuves de la barbarie. En d’autres termes tuer en secret.
En mars 2023, le ministre de la Communication et des Médias, M. Patrick Muyaya, a tenu des propos relevant du discours de haine, suggérant que la langue kinyarwanda est un concept ambigu et qu’il faudrait simplement faire référence aux Hutu ou aux Tutsi, et non à une langue. En décembre 2022, un général des FARDC, le lieutenant-général Constant Ndima, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, a déclaré qu’il n’existe pas de langue kinyarwanda en RDC. Tous ces acteurs n’ont pas été poursuivis par la justice. Dans ce contexte, Félix Tshisekedi a fait des allusions répétées à la théorie mythique du ”grand remplacement” dans un discours officiel, une rhétorique fondée sur des mesonges et la stigmatisation des Tutsi. Cette théorie conspirationniste suggère que le Rwanda introduit ses populations en RDC pour occuper des terres des Congolais. Le gouverneur tshisekediste du Sud Kivu, Purusi Sadiki, avait déclaré dans une émission où il était invité par des médias français en 2024 : ” A ce jour 140.000 rwandais ont été emmenés au Sud Kivu pour s’y implanter”. Ce qui est évidement faux.
Le gouvernement de Félix Tshisekedi a ouvertement soutenu et invité des auteurs et journalistes controversés, dont Charles Onana, qui a clairement développé des théories de négation du génocide contre les Tutsi au Rwanda ainsi que des discours de haine contre les Tutsi congolais. Félix Tshisekedi a également invité d’autres commentateurs diffusant des discours de haine incluant Jean Claude Mubenga. Ce dernier est devenu très connu et clairement apprécié par Félix Tshisekedi pour ses propos comme ”Ces gens sont des cafards. Ce sont des infiltrés. Ce sont des virus. Quand il y a un virus, on cherche à l’éliminer de l’intérieur. Sinon, il devient contagieux. Quand vous voyez un cafard, il faut directement le tuer, sinon il va se multiplier et vous envahir. C’est tout. Si vous voyez seulement que c’est un Rwandais (Tutsi), on suit ses mouvements et, s’il parle le kinyarwanda, il faut immédiatement le tuer. C’est pourquoi, lorsque les Wazalendo rencontrent ces gens-là, ils en finissent directement avec eux. Voilà pourquoi les Wazalendo doivent être là pour exterminer ces gens.”
De même, en juillet 2023, M. Justin Bitakwira, ancien ministre du Développement rural et proche de Félix Tshisekedi, ainsi que des cadres du parti au pouvoir, l’Union sacrée de la Nation, ont tenu une conférence pour promouvoir un livre fondé sur les discours de la haine de Charles Onana. Ces intervenants ont également participé à des interviews dans les médias, au cours desquelles ils ont décrit les Tutsi comme ”des serpents et des criminels”. Ces messages instaurent un système s’apparentant à une forme d’apartheid entre Noirs. En septembre, à Uvira, la population a empêché les Banyamulenge d’accéder aux points d’eau potable et aux marchés publics pour des motifs liés au faciès. En septembre 2025, à Uvira, une opération dite de ”ville morte” a été organisée pour protester contre la nomination du général Gasita Olivier, rejeté en raison d’une ”nationalité douteuse” et de son origine tutsi/banyamulenge.
Conclusion
Le discours du général Sylvain Ekenge, diffusé à la télévision nationale, représentait la position du président de la République. Il traduisait la vision du chef de l’Etat ainsi qu’une culture profondément ancrée dans un système de gouvernance fondé sur la haine ethnique, qui existe depuis des décennies. Ekenge est donc une victime expiatoire
Le régime de Félix Tshisekedi a incarné et canalisé des pratiques et une idéologie de haine dirigées contre les Tutsi congolais. Il est notamment associé à une campagne de soutien à des groupes armés appelant au déracinement et au nettoyage ethnique des Banyamulenge.
Ces dernières années, Félix Tshisekedi a également introduit et soutenu d’autres formes d’expression de la violence. Sous son régime, des cas de lynchages sommaires et même de cannibalisme ont été signalés. Ces événements, combinés à certains discours politiques, assimilent les Banyamulenge ou les Tutsi congolais à des cafards ou à de la vermine.
Le président Tshisekedi a manifesté son soutien à des acteurs qui promeuvent des messages de haine et de déshumanisation à l’encontre des Tutsi congolais. Il a lui-même tenu des propos relevant de ce registre. Le général Ekenge n’a fait que rendre un mauvais service à Tshisekedi en exprimant publiquement ce qui est habituellement exécuté en silence.
Dr. Alex
[1] Discours prononcé à Uvira pendant la campagne électorale de 2023



































































Les propos du général Ekenge contre les Tutsi sont irresponsables et dangereux. Désigner une communauté entière comme ennemie, c’est nourrir la haine et ouvrir la porte à la violence.
L’histoire de notre région a déjà montré où mènent les discours ethniques : à la destruction, jamais à la paix. Aucune ethnie ne doit être tenue responsable des actes d’individus ou de groupes armés.
La paix et la justice se construisent par le respect de la dignité humaine, pas par la stigmatisation.
Les Tutsi, comme tout autre peuple, ont droit à la sécurité, au respect et à la vie.