L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) « Compassion International-Rwanda », avec la collaboration des autorités de district, vient d’organiser un colloque sur la coordination des activités de protection de l’enfant à Nyaruguru. Le rôle de chaque intervenant a été passé au peigne fin, en vue d’éliminer toute forme de violence envers l’enfant.
Les violences envers l’enfant inhibent son développement. Elles entravent ses capacités d’apprentissage et compromettent ses résultats scolaires.
Les autorités civiles, sécuritaires au niveau de district et de 11 secteurs de Nyaruguru se sont réunies le 13 octobre. Ils ont participé à un colloque sur la coordination de leurs actions de protection de l’enfant.
L’ONG Compassion International demeure convaincue de la nécessité d’agir de concert avec les autorités administratives et sécuritaires. « Nous menons des activités de protection de l’enfant contre toute forme de violence. Pour atteindre cet objectif, nous travaillons avec les autorités. L’auto-évaluation de nos activités est un processus régulier car chaque enfant doit être connu, aimé et protégé, » indique Pasteur John Nkubana, coordinateur national des activités de Compassion International-Rwanda.
La Vice-maire des affaires sociales du district Nyaruguru, Colette Kayitesi, ne cache pas son appréciation sur les prestations de cette ONG. « Avec compassion International, nous avons un partenariat parfait. Nous nous concertons chaque fois pour la sélection des enfants les plus vulnérables à assister. C’est un partenaire de grande taille qui intervient dans 11 secteurs du district, » témoigne-t-elle.
Cependant, le rôle des parents reste incontournable, en particulier celui du père. « Les deux parents doivent travailler ensemble pour protéger leurs enfants. En particulier, le père doit jouer son rôle de géniteur, » rappelle Colette Kayitesi. « L’éducation de l’enfant dès le bas âge n’est pas l’affaire des mères seules, » insiste-t-elle.
La protection de l’enfant se fonde d’abord sur la connaissance de ses droits à partir de la famille, jusqu’au niveau de district, selon la secrétaire exécutive du secteur Cyahinda, Yvette Nirere. Elle relate la responsabilité des autorités participant dans ce colloque.
« La protection de l’enfant doit d’abord commencer en famille. Il revient à nous donc, de transmettre nos connaissances aux parents ainsi qu’à nos collaborateurs qui sont des responsables des cellules et des villages, » précise Nirere.
Selon Victor Masengesho, coordinateur des activités de l’ONG dans le district de Nyaruguru, Compassion International-Rwanda assiste aujourd’hui 5021 enfants.
Actuellement, au niveau national, cette organisation appuie plus de 106.000 enfants. Ils sont issus des familles les plus vulnérables des 30 districts du pays. Le budget, pour 2020/2021, était de plus d’un milliard trois cent millions de francs rwandais (1.300.000.000 Frw).
Domice Gasarabwe



































































