Le Premier ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, affirme que l’Afrique a besoin d’une jeunesse bien formée pour faire face à ses défis. C’était lors du lancement des rencontres économiques organisées à Kigali.
Dans son intervention, le Premier ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, a montré que le Produit Intérieur Brut moyen de l’Afrique Sub saharienne est projetée à 4% en 2024 contre une moyenne mondiale de 2,9%, selon le Fonds Monétaire International (FMI).
Cependant, il a signalé également des défis affectant plus l’Afrique que le reste du monde. C’est notamment la faiblesse des fondamentaux macro-économiques, les financements coûteux, l’inflation plus élevée qu’en période pré-covid et les pressions élevées sur les taux d’échanges.

” Plusieurs experts s’accordent à reconnaître à l’Afrique l’atout qu’est la jeunesse de sa population, mais nous reconnaissons tous que pour que cette jeunesse soit utile au continent, il faut qu’elle soit bien formée,” a-t-il dit.
Pour le Premier ministre Edouard Ngirente, il faut donner aux jeunes une formation leur permettant d’entrer sur le marché du travail et d’être suffisamment productifs.
Plusieurs idées sont sorties du panel sur les enjeux de l’éducation en Afrique. Dr. Acha Leke suggère de se préparer à devenir fournisseur des jeunes compétitifs sur le marché mondial du travail d’ici 25 ans.

” Quand ils seront recherchés, il faut qu’ils soient disponibles,” a-t-il prévenu. Il rappelle que l’Afrique a besoin de créer des richesses. Et pour cela, les jeunes doivent devenir des entrepreneurs.
Dr Raymond Ndikumana de l’Université du Rwanda prône l’investissement dans l’éducation à tous les niveaux. Il propose également de changer la manière de travailler car 30% des jeunes en Afrique ne sont pas productifs.
Et la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a posé une question fondamentale. ” Quand on sort du panel, so what”?

Selon Irere Claudette, secrétaire d’Etat au ministère de l’éducation, la réponse doit être trouvée dans le partenariat secteur public-privé.
L’ancien Premier ministre de la République du Bénin, Lionel Zinsou, a proposé aussi une solution. ” Il faut adopter le numérique, ça change tout,” a-t-il affirmé.

De telles discussions doivent se poursuivre pendant deux jours en 7 sessions. Et selon Pr Jean-Hervé Lorenzi, président, Les Rencontres Francophones d’Aix-en-Provence, il a fallu attendre 8 ans pour venir au Rwanda.
Gérard Rugambwa



































































