Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungire, a lancé un appel à l’Afrique pour investir dans ses propres capacités pour promouvoir les systèmes autonomes dans le domaine de la sécurité et de la défense.
Dans son discours inaugural d’une discussion de haut niveau consacrée à l’impact de l’émergence des systèmes autonomes sur le paysage de la défense et de la sécurité en Afrique, le ministre Olivier Nduhungirehe a lancé un appel à l’investissement dans les capacités.
” Pour tirer pleinement parti de ces technologies, l’Afrique doit investir dans ses propres capacités. Cela implique de développer les compétences et l’expertise nécessaires, de renforcer nos institutions et de renforcer notre capacité à nous adapter et à élaborer des solutions qui répondent à nos propres réalités,’’ a-t-il souligné.

Selon le chef de la diplomatie rwandaise, M. Olivier Nduhungirehe, l’Afrique ne peut se permettre de prendre du retard alors que ces technologies ne cessent d’évoluer. De plus, elles sont également dans les mains des acteurs non étatiques. C’est le cas au Sahel où les terroristes exploitent aussi les systèmes autonomes.
Les systèmes autonomes offrent des opportunités
Pour l’Afrique, cette transformation offre de nombreuses opportunités.
” Les systèmes autonomes recèlent un potentiel énorme pour renforcer la collecte de renseignements, améliorer notre efficacité, soutenir la sécurité maritime, protéger les infrastructures critiques et réduire les risques pour le personnel militaire et de sécurité,” a déclaré le directeur exécutif de la Conférence Internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA), Lieutenant général (à la retraite) Frank Mushyo Kamanzi,

Ces technologies posent également des défis exigeant un leadership et une coopération collectifs. Certains parmi eux sont comme l’interdiction de l’utilisation abusive des systèmes autonomes par des acteurs non étatiques, les cadres politiques et juridiques qui seront nécessaires, la manière de développer les compétences,…
Sortir de l’état de simple consommateur
Ambassadeur Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères de la République du Mali, a indiqué que son pays a investi dans la technologie en envoyant des jeunes à l’étranger pour apprendre la technologie. Ils ont acheté des drones qu’ils peuvent eux-mêmes gérer, etc…

Le directeur en charge de la recherche au ministère rwandais de la défense, le Colonel Patrick Nyirishema a posé une question fondamentale. Celle de savoir si le continent africain va se positionner en qualité de consommateur ou d’entité autonome.
Le Ministre malien est d’avis que l’Afrique doit tenir compte de son contexte, son environnement dans le développement des systèmes autonomes. Le professeur Moise Busogi a suggéré de collaborer avec les académiciens pour profiter de leur expertise dans la recherche ainsi pouvoir s’adapter au changement de l’environnement.
Gérard Rugambwa

































































