La Conférence internationale sur la sécurité en Afrique (ISCA) organise, le 12 août 2026 à Kigali (KCC), une discussion de haut niveau consacrée à l’impact de l’émergence des systèmes autonomes sur le paysage de la défense et de la sécurité en Afrique.
La discussion de haut niveau vise à produire des orientations politiques concrètes permettant aux Etats africains d’exploiter les systèmes autonomes de manière responsable, tout en renforçant leur préparation, leur coopération, leur souveraineté et leur autonomie stratégique.
Selon le Directeur exécutif de l’ISCA, Amb. Lt Gen (à la retraite) Frank Mushyo Kamanzi, les systèmes autonomes ne sont plus une possibilité lointaine. Ils changent déjà la manière dont les menaces sécuritaires émergent et dont la puissance militaire est générée et utilisée.
” L’Afrique doit façonner cette transformation à travers des politiques tournées vers l’avenir, une gouvernance responsable et des investissements dans ses propres capacités technologiques et humaines,” a-t-il déclaré.
” Cette discussion vise à transformer cette urgence en orientations pratiques permettant de protéger la souveraineté et de renforcer l’autonomie stratégique du continent,” a-t-il ajouté.

Les technologies militaires autonomes et basées sur l’intelligence artificielle transforment rapidement le paysage sécuritaire africain. La baisse des coûts, leur disponibilité commerciale et leur facilité d’adaptation ont accéléré leur adoption par les forces armées étatiques, les entreprises militaires privées ainsi que les groupes armés non étatiques.
Ces technologies redéfinissent la conduite des opérations militaires, modifient la nature des conflits et présentent aux États africains de nouveaux défis urgents en matière de souveraineté, de gouvernance et de préparation de la défense.
Deux panels complémentaires examineront l’évolution du paysage sécuritaire africain ainsi que la réponse stratégique du continent. Les discussions porteront sur les enseignements opérationnels, les opportunités et vulnérabilités émergentes, la compétition géopolitique, les cadres de gouvernance et juridiques, la transformation militaire, le développement des capacités, ainsi que les rôles des gouvernements, des industries de défense, du monde académique et des autres parties prenantes.
Cette rencontre, qui devrait réunir des participants de plus de 50 pays, rassemblera des responsables de haut niveau du secteur de la défense et de la sécurité, des décideurs politiques, des représentants d’organisations internationales et régionales, des chercheurs ainsi que des experts issus de grands centres de réflexion.
Gérard Rugambwa

































































