La 7eme assemblée générale de l’AfriMAB vient d’élire le Rwanda à la présidence de cette organisation panafricaine. C’était lors des assises de 4 jours tenues à Musanze dans le nord du Rwanda.
Comme l’avait suggéré la présidente sortante de l’afri MAB, l’Ivoirienne Gauze Martine Touao, le Rwanda a été choisi pour présider l’AfriMAB pour une période de 3 ans. C’est Ngoga Télésphore qui a été élu président pour assurer ces fonctions.
Après son élection, Ngoga Télésphore a déclaré, que lui et tout le bureau élu, vont s’atteler au travail sans tarder.
’’ Le travail qui nous attend est urgent et nous devons l’attaquer sans tarder, pour la restauration écologique et plaider pour la meilleure gestion des catastrophes,” a déclaré le nouveau président d’AfriMAB.

Parmi les recommandations de cette assemblée générale de l’AfriMAB, figure entre autres la surveillance régulière des écosystèmes, pour suivre les changements au fil du temps, et l’extension du système d’information sur la biodiversité du Rwanda, à d’autres réserves de biosphère de la région.
Mapendo Mindje, chercheur et professeur à l’université du Rwanda qui a lu les recommandations de cette assemblée générale, est revenu sur la nécessité d’informatiser le système sur des réserves de biosphères.
’’ Nous avons déjà mis en place un système informatique pour des recherches écologiques, pendant 3 ans, nous avons pu recueillir des informations concernant des écosystèmes dans 135 mille endroits du pays’’, a indiqué Pr. Mapendo Mindje.

Il a ajouté que ce système va aider à préparer une publication régulière sur les expériences de restauration écologique partagées.
Parmi d’autres recommandations figure notamment, la nécessité d’un système de financement durable, pour soutenir les activités, le personnel et les projets au quotidien.
Le financement également de la biodiversité des réserves de biosphère et d’autres composantes environnementales, ainsi que de la gestion des ressources naturelles sont parmi les recommandations.
Les participants se sont aussi engagés à créer un groupe de travail sur la restauration des écosystèmes ainsi que celui travaillant sur la restauration écologique.
Les communautés autochtones et locales doivent être engagées dans des activités de conservation des écosystèmes et de l’environnement en général.

Parmi les recommandations se trouve le soutien à la réduction des risques de catastrophes dans les réserves de biosphère en Afrique en développant la coopération entre le Programme MAB et d’autres organisations de l’UNESCO.
La 7eme assemblée générale du réseau africain des réserves de biosphère et l’homme (AfriMab) regroupait des délégués de plus de 20 pays africains.
Elle a été organisée par la Commission Nationale Rwandaise pour l’UNESCO avec le soutien du ministère rwandais de l’environnement, AfriMAB, l’autorité rwandaise de protection de l’environnement REMA et l’office rwandais de développement RDB.
Le thème choisi cette année était ’’Restauration des écosystèmes dans le contexte du développement durable : Les réserves de biosphère africaines ouvrent la voie vers 2030’’.
Cette 7eme assemblée générale de l’AfriMAB a décidé enfin que les prochaines assises se tiennent en Zambie d’ici 3 ans.
Vital Ndayambaje



































































