Au Groupe Scolaire Nyamata Catholique, les étudiants sont mieux informés sur le VIH/SIDA grâce aux activités du club anti-Sida. Ils comprennent bien les mesures de prévention.
Dans cet établissement qui a plus de 1920 étudiants, 30 parmi eux investissent leurs efforts dans les initiatives du club anti-sida. Celles-ci ont été productives selon le président du club, Valois Ishimwe. Les membres ont mis en place des stratégies pour atteindre leur objectif dans la lutte contre le VIH/SIDA.
“Nous organisons des événements de divertissement pour attirer les étudiants. Nous focalisons plus sur les jeunes filles. Ces dernières connaissent plus de tentations,” dit-il.

Rutayisire Célestin qui étudie en 6ème année à cet établissement, est aussi membre du club anti-SIDA. Il a déclaré avoir changé ses propres mentalités grâce aux activités du club.
“Avant d’adhérer à ce club, je ne pouvais même pas toucher à un gobelet d’une personne séropositive, mais aujourd’hui j’ai pu comprendre comment cette maladie peut attraper les gens, sa prévention et comment je peux aider une personne vivant avec le VIH/SIDA. J’ai eu des connaissances que je ne pouvais pas avoir sans être membre du club,” indique -t-il.
Une bonne compréhension sur le VIH/SIDA est l’une des plus grandes importances que citent Tuyisenge Yvette, membre du club anti-SIDA au Groupe Scolaire Nyamata Catholique.

“Surtout nous les jeunes, grâce à ce club, on a mieux compris toutes les mesures de prévention contre le VIH/SIDA mais particulièrement celle de s’abstenir. Voilà donc l’importance de ce club à mon avis,” déclare -t-elle.
Les clubs anti-sida reconnus utiles
La directrice de cet établissement scolaire, Mukarindiro Marie Goretti, se dit très fière des réalisations du club anti-sida. Dans ses propos elle souligne le fait que les membres du club se sont appropriés la lutte contre le VIH/SIDA.
“Ils se sont appropriés toutes les mesures de prévention, Parfois ils sollicitent la permission pour aller se faire dépister. En plus de cela ils sensibilisent aussi leurs parents pour qu’ils puissent comprendre comment lutter contre le VIH/SIDA,” explique- t-elle.
“Ils ont bien compris comment ils doivent protéger leur santé, développer l’estime de soi surtout chez les filles car elles ont plus de tentations que les garçons. Ils ont franchi le pas de dire non quand c’est nécessaire,” ajoute -t-elle.

Kemirembe Ruth, la chargée du département de santé dans le district de Bugesera, a tenu à souligner l’importance des clubs anti-sida qu’est le partage d’informations.
“Ces clubs sont très essentiels parce que les membres du club anti-sida partagent des informations et c’est ça l’essentiel pour lutter contre le VIH-SIDA,” dit-elle.
Dans le district de Bugesera environ 7.000 personnes sont sous Antirétroviraux (ARV). Parmi elles, entre 15 et 19 ans 13 sont des filles tandis que les garçons ne sont que 2.
Pour ceux du tranche d’âge entre 20 et 24 ans, parmi eux 36 sont du sexe féminin alors que 7 sont du sexe masculin.
Florent Ndutiye



































































