Au cours de la réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la région (Sommet ROM), toutes les parties ont été priées de rester engagé dans le processus de paix.
La réunion s’est tenue sur le sol burundais. Elle a été une plateforme d’échange sur comment les hostilités peuvent cesser dans la région, mais en mettant un accent particulier sur la situation qui sévit à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Le président de la commission de l’union africaine, Moussa Faki Mahamat, a fait appel aux dirigeants de différents pays africains d’investir plus d’énergies dans la paix et la sécurité de la région et l’Afrique en général. Il a également déclaré qu’il n’est plus temps des accusations mutuelles.
” C’est le moment de vérité et de décision courageuse et stratégique. Je ne crois sincèrement pas que le temps est encore aux accusations mutuelles à la mise en cause de la bonne foi des uns et des autres,” a-t-il déclaré.
”Je voudrais vous interpeller pour un réel examen de conscience. N’est-il pas superflu de dire que nous avons aujourd’hui assez de conflits sur le continent avec un Sahel meurtri, une Libye en perpétuels déchirures, un Soudan en flamme, qui vient de s’ajouter à la perpétuelle tension à l’Est de la République Démocratique du Congo,” dit-il.
” Pourquoi continuons-nous à tourner en rond en observant la non concrétisation effective de nos décisions ? Nos peuples et nos amis dans le monde nous regardent, j’ai sincèrement peur qu’ils finiraient par incriminer nos déficits,” a-t-il insisté.

Le secrétaire général de l’organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties prenantes dans la crise à l’Est de la République Démocratique du Congo de mettre en œuvre les décisions prises.
” Il est temps que cesse la violence et je réitère mon appel envers tous les groupes armés de déposer les armes immédiatement et rejoindre le processus de démobilisation, de désarmement et de réintégration,” a-t-il précisé.
”J’exhorte également les responsables politiques à en finir avec les discours de haine et d’incitation à la violence. Toutes les parties doivent mettre en œuvre les décisions prises dans le cadre du processus de Luanda sans délai et sans exception. Seul le dialogue constant et sincère permettra aussi de trouver de compromis durable,” a-t-il poursuivi.
Le président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a d’abord expliqué que son pays a passé les mêmes mauvaises expériences d’insécurité. Sur ce, il a fait savoir que si toutes les parties concernées s’engagent fermement, la paix sera sans doute restaurée en RDC.
” La paix et la réconciliation en République Démocratique du Congo sont possibles…il suffit de s’y mettre avec la volonté ferme avec toutes les parties prenantes,” a-t-il précisé.

Cette réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région a été organisée avec l’appui des institutions garantes de l’Accord-cadre, à savoir les Nations Unies (ONU), l’Union Africaine (UA), la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Etaient aussi présents à cette réunion, le Président de l’Ouganda Yoweri Kaguta Museveni, le Président Sud-africain Cyril Ramaphosa, le premier ministre rwandais Dr Edouard Ngirente et d’autres dirigeants venus de différents pays et des organisations internationales.
Florent Ndutiye




































































