La police a empêché à Kinshasa la tenue d’une manifestation de l’opposition. Un important dispositif policier avait été déployé pour empêcher la tenue de cette manifestation contre le processus électoral. Elle avait été interdite par les autorités.
L’opposition avait appelé à se rassembler aux abords du palais du peuple, siège du Parlement, tout près du grand stade des Martyrs, pour marcher jusqu’au siège de la Commission électorale (CENI).
Mais les policiers anti-émeutes ont empêché tout rassemblement. Ils ont notamment fait usage de gaz lacrymogènes contre des sympathisants de l’opposant Martin Fayulu. Ces derniers s’étaient regroupés devant le siège de son parti, situé à proximité du palais du peuple. D’autres jeunes manifestants enflammaient des pneus sur la route.
Dès le 20 décembre, les opposants avaient qualifié les élections de chaos total et dénoncé des irrégularités.
L’archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo Besungu, a estimé que ces élections avaient été ”un gigantesque désordre organisé”. Comme une quinzaine d’ambassades avant lui, l’archevêque de Kinshasa a appelé à la “retenue”.
Le ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, avait annoncé mardi que cette marche ne serait pas permise.
”Cette manifestation a pour but de mettre à mal le processus électoral, le gouvernement de la République ne peut pas accepter cela,” a-t-il déclaré.

” Nous avons pris toutes les dispositions pour que la paix règne”, a assuré le ministre de l’Intérieur, notamment à Lubumbashi, fief de Moïse Katumbi, où des éléments de l’armée ont été déployés de manière très visible pendant le week-end de Noël.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que le chaos n’est pas arrivé et qu’il n’arrivera pas.
Un climat de peur règne toujours au sein de la population. Elle redoute de graves tensions à l’annonce du vainqueur de la présidentielle. Cette annonce est prévue le 31 de ce mois de décembre 2023.
Des résultats partiels de la présidentielle placent le chef de l’Etat sortant,Félix Tshisekedi, largement en tête, avec quelque 79% des voix. Au pouvoir depuis début 2019, il brigue un second mandat de cinq ans.
Selon les derniers chiffres disponibles, portant sur environ 6 millions de voix comptabilisées, Moïse Katumbi, ancien gouverneur de la région minière du Katanga, arriverait en seconde position, avec 14% des voix. Il est suivi de Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 (4%).
Les autres candidats, qui étaient une vingtaine, n’atteindraient pas 1% des suffrages.
Parmi eux, Dr Denis Mukwege. Il serait à la 11eme position, avec 0,12%.
Vital Ndayambaje



































































