Une recherche menée conjointement par le ministère de l’Unité nationale et de l’engagement civique ainsi que Interpeace sur la résilience révèle l‘existence d’une grande capacité chez les Rwandais de négocier et de collaborer.
Cette première recherche sur la résilience au Rwanda initiée par le ministère de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE) en collaboration avec Interpeace montre que les Rwandais ont une grande capacité de travailler ensemble avec un score de 88%.
” Ce taux de 88% dévoile une forte capacité à travailler en équipe et résoudre des conflits,” affirme Franck Kayitare, représentant national de Interpeace.

Par contre, des indicateurs tels que l’auto gestion et la responsabilité, ainsi que la concentration sur le moment présent, ont obtenu un score plus faible (75 %). Ce qui suggère des domaines potentiels d’intervention ciblée visant à renforcer la responsabilité personnelle et la conscience du moment présent.
” Il faut que les gens comprennent bien que chacun individu a la responsabilité de travailler. Et cela pour améliorer ses conditions de vie. Il est possible que la plupart de gens attendent encore beaucoup des institutions,” analyse cette situation Franck Kayitare, à la tête de cette Organisation Non Gouvernementale, Interpeace.
D’autres résultats de cette recherche comme au niveau de la résilience communautaire donnent un score de 92% à l’indicateur de l’identité nationale. Selon les chercheurs, cette moyenne reflète une identité collective forte soudant la communauté.

Une recherche sur la résilience pour construire l’unité
Selon le ministre du MINUBUMWE, Dr Jean Damascène Bizimana, la résilience est une valeur importante pour relever les défis basés sur l’histoire du pays. Ce concept a toujours permis aux Rwandais de sortir d’une période difficile.
” Le Rwandais n’a jamais accepté d’être l’otage du chagrin suite au décès d’un proche. Il y a eu toujours des rites funéraires pour sortir du deuil et revenir progressivement à une situation normale,” explique Dr. Jean Damascène Bizimana.
L’on cherche ainsi à construire l’unité nationale sur base de ce concept faisant partie de la vie des Rwandais depuis les temps immémoriaux.

Cette recherche a été menée dans tous les districts du pays, 90 secteurs, 180 cellules et 360 villages. Les personnes interrogées s’élèvent au total à 7481.
Les scores ont été attribués aux indicateurs à travers des groupes de dialogue multipartites.
Tous les intervenants ont apprécié la méthodologie adoptée par Interpeace en collaboration avec le ministère de l’Unité nationale et de l’engagement civique.
Les intervenants auront de bonnes données qui les faciliteront dans leur travail, a affirmé un des participants.
Gérard Rugambwa




































































