Les maladies tropicales négligées (NTD) nécessitent une attention particulière pour pouvoir les affronter et minimiser leur impact nocif sur la santé. Cette remarque a été faite ce lundi à Kigali lors de l’ouverture d’une conférence internationale sur la recherche sur les NTD en Afrique.
En procédant à l’ouverture de cette conférence, au nom du ministère de la Santé, la directrice générale adjointe du Centre biomédical du Rwanda (RBC), Noëlla Bigirimana, a souligné l’importance d’une approche ”One Health’’ pour mettre fin aux maladies tropicales négligées. (NTD).
” Cette conférence constitue un moment opportun pour délibérer des meilleures leçons et pratiques dans le travail sur les NTD. Par l’approche ‘One health’ nous devons stimuler les collaborations et le réseautage entre les professionnels dans ce domaine’’, a-t-elle déclaré.

Noëlla Bigirimana a expliqué que ‘One health policy’ est une approche collaborative pour le renforcement des systèmes de prévention, de détection et de réponse rapide à différentes infections.
De son côté, le directeur général adjoint de CDC Africa, Dr.Mosoka Papa Fallah, a déclaré que l’objectif ultime de cette conférence est de voir comment éradiquer les NTD de la région africaine.
” Cette deuxième réunion a pour but de rassembler les principales parties prenantes afin de déterminer comment éliminer les NTD de la région grâce à une recherche opérationnelle et soigneusement ciblée’’, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que cette conférence devra informer la communauté des NTD des nouveaux résultats de la recherche. Il s’agira aussi, a-t-il dit, de classer par ordre de priorité les questions de recherche opérationnelle, dont la liste sera communiquée aux donateurs pour qu’ils envisagent un financement.
Le chef de division chargé de lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées au RBC, Dr. Aimable Mbituyumuremyi, a fait savoir qu’au même titre que le paludisme, les NTD constituent un défi majeur pour le Rwanda et l’Afrique en général, d’où la nécessité d’une attention particulière.
” Devant ce grand défi, cette conférence devra déterminer les lignes directrices pour le suivi et l’élimination, et mettre en place de nouveaux outils et approches pour l’éradication de ces maladies’’, a-t-il indiqué.

Comme il a été expliqué lors de l’ouverture de cette conférence, les maladies tropicales négligées (NTD) sont un groupe d’infections survenant dans des zones d’extrême pauvreté où les gens sont peu protégés des insectes ou des animaux porteurs de maladies.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a abordé 20 affections dont les cinq plus prévalentes sont les vers intestinaux, la schistosomiase, la filariose lymphatique, le trachome et la cécité des rivières. Ces maladies sont souvent négligées par les sociétés pharmaceutiques commerciales et, par conséquent, la disponibilité des traitements peut être limitée.
Selon toujours l’OMS, plus d’un milliard de personnes souffrent d’une maladie tropicale négligée.

Les maladies négligées représentent un fardeau sanitaire mondial comparable à celui causé par le VIH/SIDA, la tuberculose ou le paludisme. Les NTD sont particulièrement préjudiciables aux enfants, car l’infection peut entraîner la malnutrition, des retards cognitifs et des retards de croissance. Non traitées, les NTD peuvent empêcher les enfants d’aller à l’école et provoquer un handicap chronique chez les adultes.
Cette conférence de 3 jours est la deuxième du genre. Elle est organisée par la Coalition pour la recherche opérationnelle sur les maladies tropicales négligées (COR-NTD) et le Réseau africain de recherche sur les maladies tropicales négligées (ARNTD).
Vital Ndayambaje




































































