La justice française a rouvert le dossier de Callixte Mbarushimana, un ancien employé de l’ONU accusé d’avoir participé au génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
L’année dernière, la justice française avait rejeté l’enquête sur l’affaire de Mbarushimana en invoquant l’insuffisance des preuves.
Toutefois Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), basé en France, a déclaré que la cour d’appel de Paris avait décidé de rouvrir l’enquête.
” Ce mercredi 21 mai 2025, la Cour d’appel a statué en faveur des parties civiles, demandant la réouverture de l’enquête’’, a déclaré Alain Gauthier.

Callixte Mbarushimana, qui a obtenu le statut de réfugié politique en France depuis 20 ans, a été mis en examen pour la première fois en 2010 pour crimes contre l’humanité et complicité de ces crimes.
Il est accusé d’avoir participé directement au génocide contre les Tutsi de 1994. Il aurait fait partie des personnes qui ont dressé les listes des Tutsi à tuer et fourni du matériel à l’armée du régime génocidaire et à la milice Interahamawe.
Mbarushimana a déjà été poursuivi par la Cour pénale internationale en 2010 pour des crimes commis en République démocratique du Congo (RDC), mais n’a pas été jugé en raison de l’insuffisance des preuves.
L’année dernière, le CPCR a fait appel du rejet de l’affaire, critiquant l’enquête comme étant incomplète, en particulier en ce qui concerne les témoignages non vérifiés et les détails négligés d’un rapport interne de l’ONU.
Mbarushimana, a été transféré en janvier 2011 de la France à la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. L’on voulait qu’il y soit jugé et détenu pour les crimes que la milice génocidaire, FDLR, qu’il dirigeait, a commis en RDC. Il n’a jamais été poursuivi. Il est retourné en France où il a continué à vivre en homme libre.

En 2010, le ministère public du Rwanda a transmis à la France un acte d’accusation comportant des charges de génocide.
Mbarushimana est accusé d’avoir joué un rôle central dans l’organisation et l’exécution de massacres à Kigali pendant le génocide de 1994. C’était lorsqu’il avait pris en charge l’administration des bureaux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Kigali après l’évacuation des expatriés.
Il est soupçonné d’avoir utilisé la logistique des Nations unies pour commettre des massacres dans toute la ville de Kigali. En 1994, ce présumé génocidaire travaillait comme informaticien pour le PNUD.
En 2001, l’ONU a mené sa propre enquête. Elle a établi un lien entre Mbarushimana et le meurtre de 32 personnes, dont des collègues tutsi du PNUD, pendant le génocide.
Vital Ndayambaje



































































