Le Rwanda s’est joint, ce 27 mars, au reste du monde pour célébrer la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire 2026. Elle est placée sous le thème ’’ Une bouche heureuse, une vie heureuse’’. Elle recommande de bonnes habitudes pour préserver durablement sa santé bucco-dentaire.
Cet événement s’est déroulé au groupe scolaire de Bumbogo dans le district de Gasabo. Il a été marqué par la distribution des brosses à dents et des dentifrices fluorés aux élèves de cette école. C’est afin de les aider au brossage efficace après des repas pris à l’école.

La secrétaire d’Etat au ministère de l’éducation, Claudette Irere, qui a dirigé cette cérémonie, a souligné que la sensibilisation à l’hygiène doit commencer par les plus jeunes et plus particulièrement dans les écoles. Elle a associé la célébration de cette journée au programme d’alimentation scolaire.
’’ La Journée de la santé bucco-dentaire de cette année vient compléter le programme d’alimentation scolaire, en intégrant des pratiques d’hygiène bucco-dentaire après les repas dans les routines scolaires quotidiennes’’, a-t-elle déclaré.

’’ Nous encourageons ainsi les élèves à se brosser les dents après avoir mangé. Cette approche renforce le lien entre la nutrition, la santé bucco-dentaire et le bien-être général, tout en favorisant les comportements préventifs au sein de l’environnement scolaire’’, a-t-elle ajouté.
Comme l’a expliqué Jean Marie Vianney Kayinamura, de l’association rwandaise des dentistes, toutes les maladies qui attaquent la bouche proviennent du manque d’hygiène bucco-dentaire. Il a insisté sur la prévention de toutes ces maladies par le simple fait de soigner sa bouche chaque jour.

’’ Prévenir les maladies bucco-dentaires repose sur une hygiène rigoureuse. Il s’agit du brossage deux fois par jour pendant deux minutes avec un dentifrice, la limitation des sucres et une visite annuelle chez le dentiste. Ces gestes, apparemment simples évitent caries, gingivites et abcès buccaux’’, a-t-il indiqué.
Le directeur national adjoint de l’organisation SOS Village d’enfants, Patrick Hatari, a indiqué que la santé de la bouche est très importante car elle se répercute sur la santé et le bien-être en général.
’’ Chaque jour, notre bouche nous permet de manger, parler, sourire et partager des moments avec nos proches. Une bouche saine contribue non seulement à la santé générale, mais aussi au bien-être et à la qualité de vie au quotidien’’, a-t-il fait remarquer.

Irène Bagahirwa du Centre biomédical du Rwanda (RBC), a déclaré que le Rwanda a lancé une vaste campagne de sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire jusqu’à en faire une culture.
’’Adopter de bonnes habitudes dès le jeune âge dont le brossage régulier des dents permet de préserver durablement sa santé bucco-dentaire, et nous voulons en faire une culture à vivre au quotidien’’, a-t-elle fait savoir.

De son côté, le représentant résident de l’OMS au Rwanda, Dr. Brian Chirombo, a déclaré que son organisation considère la santé bucco-dentaire comme une priorité, visant à réduire la charge mondiale en intégrant sa prévention aux maladies non transmissibles.
’’ L’OMS collabore avec les pays pour passer d’une approche de traitement à une approche de prévention active’’, a-t-il déclaré.

Selon le Centre biomédical du Rwanda RBC, la dernière enquête NCDs a révélé que 57 % des Rwandais n’ont jamais consulté de dentiste, et seuls 11,5 % l’ont fait au cours des
12 derniers mois. 92,8 % ont cité la douleur ou des problèmes dentaires comme raison de leur dernière visite chez le dentiste. Moins de 1 % s’y sont rendus pour un contrôle de routine.
Selon toujours ce rapport, 67 % des Rwandais se brossent les dents au moins une fois par jour, mais le brossage deux fois par jour n’est pratiqué que par 19,3 % d’entre eux.
Le Rwanda a adopté de nouvelles stratégies de santé bucco-dentaire, axées sur la prévention, l’intégration aux soins primaires et l’accès au fluor pour réduire les caries. Cette approche, alignée sur les directives de l’OMS, vise à former le personnel de santé, sensibiliser les communautés et renforcer la surveillance des maladies d’ici 2030.
Vital Ndayambaje




































































