Le Groupe de Contact International pour les Grands Lacs (GCI) a pris bonne note de l’annonce faite par le gouvernement de la RDC sur le protocole signé par une faction des FDLR sur le désarmement, la démobilisation et le cantonnement de ce groupe génocidaire. Toutefois, le GCI a exhorté la RDC à mettre en œuvre la neutralisation de ce groupe armé.
Selon une déclaration de GCI, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume Uni ont demandé au gouvernement de la RDC de rendre effectif la neutralisation des FDLR.
” Le GCI exhorte les autorités congolaises à élaborer sans délai un plan opérationnel et un calendrier réaliste afin de mettre en œuvre une neutralisation effective des FDLR, conformément aux obligations souscrites dans les accords de Washington et dans le document ‘Désengagement des forces / Levée des mesures défensives du Rwanda’ (CONOPS) du 31 octobre 2024, ainsi que dans l’accord de Washington du 27 juin 2025,” précise la déclaration du GCI présidé par la France.
Jusqu’à ce jour, la pression était exercée sur le Rwanda uniquement comme si la RDC de Tshisekedi était en règle face à ses engagements. C’est un pas mais ce n’est pas suffisant face à un gouvernement qui a intégré une organisation terroriste dans les instances sécuritaires et dans l’administration.
Par ailleurs, le GCI risque de se faire piéger par la RDC qui a agi contrairement aux accords de Washington et CONOPS. FDLR est une organisation terroriste, génocidaire.
En passant par le dialogue avec une faction de FDLR ne garantirait pas la levée d’une menace sécuritaire contre le Rwanda. Ca serait surtout une nouvelle tentative de diversion de Félix Tshisekedi pour apaiser la communauté internationale. Ainsi il pourrait gagner du temps sur le plan intérieur dans sa course vers le troisième mandat à la tête de l’Etat.
Le Rwanda a toujours conditionné la levée de ses mesures défensives par la neutralisation des FDLR. L’on ne voit pas clairement Félix Tshisekedi avancer dans la bonne voie.
Gérard Rugambwa






































































