La sixième région d’Afrique, est la jeunesse d’afro-descendant(e)s né(e)s hors du continent. Une population Africaine issue de l’Afrique, des Caraïbes, de l’Amérique latine, vivant dans le monde entier. Celle-ci participe au développement mondial (macro-économique), à toutes les strates de notre société, dans tous les domaines d’activités, et tous secteurs. Elle rayonne par segmentation.
Elle accapare de mieux en mieux son pouvoir social, et tous les codes nécessaires à son expansion, caractéristique, évidente, et concrète, et ses représentativités. Cette démographie galopante atteindra 2,9 milliards d’habitants en 2050.
Cette jeunesse de la troisième ou quatrième génération, n’est pas née au moment de l’esclavage, des indépendances, de l’abolition de ces servitudes. Pourtant elle vit l’ostracisme persistant. Ses mémoires émotionnelles, ne sont pas de l’ordre de ses priorités principielles. Chaque siècle ayant son propre modèle sociétal. C’est une jeunesse qui ne concentre pas toute son énergie dans le passé. La première victime d’une guerre c’est la vérité.
La jeunesse africaine a su tirer les enseignements de différents outrages martelés envers les siens, tel l’élève ayant su où regarder, ce que son meilleur professeur lui a montré, sans lui donner les indications nécessaires. Sans cérémonial tout meurt.
Cercle par cercle géographique régional voire continental, cette chaîne d’union « Africa We Want » ou Afrique de l’Unité, se parfait à devenir meilleur en tout, en s’entourant que des meilleurs dans tout, et à tendre vers l’excellence. Pour cela, cette nouvelle société fait usage de ces traditions, pour s’éviter l’intégration modèle de vie. Cette dernière, sur le plan ancestral, n’est pas établie ou régie par leurs cultures millénaires. Palier par palier, elle atteint ses ambitions et objectifs, grâce sa pugnacité silencieuse. Une témérité dont la foi, la confiance et l’assurance en soit sont les mots d’ordre effaçant ainsi les maux ou clichés connotés par des tiers.
Elle a ainsi gagné en pouvoir économique, déterminée à trouver 10.000 façons de se hausser très haut.
Un partage de connaissances, d’expériences, édifiant ces consciences de l’Afrique berceau de l’humanité, comme l’intelligence, sagesse d’un village. Un continent longtemps mis au rang d’échec, d’immaturité. Aujourd’hui il démontre encore qu’il est l’élan ou le ressort de succès, par sa bonne gestion du temps. Certains disent « tu as la montre, on a le temps » une phrase emplit de sens.
« Chaque chose en son temps. Ce dernier ne fait pas son œuvre à la vitesse de l’homme. Tous les chapitres d’une vie ne s’écrivent pas le même jour. » En Afrique, ne dit-on pas que pour savourer un bon plat, il faut le laisser reposer la nuit ?

Une jeunesse africaine conscientisée par son continent originel. Celui-ci est le hub de toutes formes de conquêtes des puissances étrangères, à travers les opportunités de coopération. Une jeunesse africaine répondant à présent par la bonne conjugaison de stratégie d’influences. C’est elle, ébranlant le concert des nations, et par l’effet tectonite donne à l’Afrique l’appellation de continent émergent.
Elle est née, au siècle de la haute technologie, du «momo» (acronyme) de Mobile Money, de la blockchain, des données aérospatiales. L’ère de la macro-économique et de l’entrepreneuriat coule en eux. Elle est ponctuelle et en phase avec son temps, «la ponctualité est la politesse des Rois ». La direction est plus importante que la vitesse.
C’est une société de plus en plus politique, dans le sens où elle se coordonne davantage en cité mutualisée, en étant mieux outillée sur le plan économique, cela avait commencé par les tontines.
Elle est plus à l’aise, à négocier ce qu’elle veut gagner, et surtout à déterminer ce qu’elle n’est pas prête à perdre, à l’image de ses ainés et parents. C’est ainsi, qu’elle prend davantage de risques. Elle est constamment dans la vision, pour construire son propre schéma du futur, afin de ne plus être le salarié à embaucher, à aider un tiers à construire son dessein en ne concentrant pas toute son énergie dans le passé ou l’instant présent.
La jeunesse africaine, est une communauté efficiente se découvrant par déploiement vertical. Un éveil lui faisant reconnaître cette vérité de Nelson Mandela : « Ce qui se fait pour nous, sans nous, se fait contre nous. »
Elle est toujours restée elle-même. Elle s’accomplit selon ses propres règles : ses perspectives multiples, sa détermination, son agilité, son adaptabilité avec un rien faisant le tout, sa curiosité, sa mobilité intracontinentale essentiellement, sa communication performée, son humilité face au dénigrement, sa multi-dimensionnalité des rôles.
Cette société africaine est dotée d’une intelligence remarquable. Elle est en constant renouvellement comme dit l’expression « le continent de la débrouille. » Ils ont d’abord appris la survie quotidienne, et à se surpasser constamment eu égard de leur catégorie sociale d’appartenance dont elle a fait une force, dans le domaine financier. On dirait transformer une dette en richesse.
Cette jeune société africaine se caractérise par la patience. Cette dernière l’a forgée dans les épreuves, où dans le silence, ces jeunes se sont construits, en apprenant avec humilité, et également humiliation d’être issus d’une famille précaire. « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même » Général Charles de Gaulle.

Elle détermine aujourd’hui le niveau de rapport de force de la mondialisation, à commencer par les I.D.E (Investissements Directs Etrangers) également dénommés transferts d’argent. Au départ c’étaient des ressources de subsistance pour les proches ou la famille. A présent ce sont les investissements injectés dans l’économie des Etats africains, dans la création d’emploi, l’amélioration du niveau de vie sociale, la création d’entreprises, une hausse de fiscalité conduisant inexorablement à un P.I.B plus fort, et donc un pays mieux respecté par les institutions financières internationales.
L’Afrique, c’est la nature offrant à la fois ce qui nourrit le corps et le fortifie. Elle émerveille l’âme, le cœur et l’esprit avec respect et déférence.
La jeunesse africaine est une donc une puissance macro, qui assit son incontournable indépendance, et avec laquelle tout le monde cherche à s’arroger les bonnes grâces du secteur privé, et de la Diplomatie d’affaires (également appelée Diplomatie de proximité.) C ’est le secteur dominant le plus actif.
*Anatole France « Un peuple qui ne veut pas mourir ne meurt pas »
* Commerce du latin commercium « relations, rapports »
Mireille MOUÉLLÉ




































































