L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) soutient un moratoire sur la dette des pays africains pour faire face à la pandémie du covid-19.
Madame Louise Mushikiwabo, la Secrétaire générale de l’OIF, vient de déclarer sur le plateau de France 24 le soutien de l’organisation qu’elle représente au moratoire sur la dette africaine.
« Nous demandons un moratoire pour donner du temps à l’Afrique de mettre l’économie sur les rails mais également de s’occuper de la pandémie du covid-19. » Déclare Louise Mushikiwabo au micro de Christophe Boisbouvier de RFI et Marc Perelman de France 24.
« Nous aimerions que le moratoire s’étende jusqu’à la fin de 2021. » Montre-t-elle la nécessité de la part des bailleurs de fonds de pousser plus loin l’échéance de la dette africaine.
« Des entreprises ont fermé les portes. Beaucoup d’Africains se retrouvent sans emploi. Nous aimerions que des discussions soient engagées sur ce problème. » Explique-t-elle.
L’OIF, dans ses moyens modestes, a mis en ligne des ressources éducatives pour aider les jeunes apprenant africains ne pouvant pas poursuivre l’enseignement à distance. Telle est sa contribution pour le moment.
La mort de Kizito revient sur le plateau
Dernièrement Louise Mushikiwabo, sur TV5 monde, a répondu à une question sur le suicide de Kizito Mihigo en prison. La TV France 24 est revenue sur cette question.
La Rwandaise et Secrétaire générale de l’OIF a demandé d’éviter chaque fois à chercher la main de l’Etat derrière un décès. « J’ai suivi, il y a eu trois suicides des jeunes. Il faudra accepter qu’au Rwanda il y a des morts naturelles, des suicides, … sans chercher chaque fois derrière la main de l’Etat. » Dit-elle. « Ici en France il y a eu 130 suicides en prisons pendant une année. » Souligne-t-elle que le phénomène de suicide en prison est plus fréquent ailleurs. ‘
Elle a réfuté la tentative de Boisbouvier de lier la libération de Kizito Mihigo, une année avant son suicide en prison, à son élection à la tête de la Francophonie. « Il a été libéré avec beaucoup d’autres. C’est une coïncidence. » Réagit-elle simplement, sans entrer dans toute l’action diplomatique initiée pour préparer le sommet d’Erevan.
Gérard Rugambwa



































































