Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 22 juin, le gouvernement rwandais montre que le rapport final du Groupe d’experts des Nations Unies a omis sciemment des informations fournies par une des parties.
Ce rapport du Groupe d’experts des Nations Unies revient sur le ”discours Tshisekedi” prononcé à maintes reprises contre le Rwanda. Ce dernier est devenu un bouc émissaire dans l’imbroglio congolais (RDC).
Ladite déclaration relève les lacunes voulues par les auteurs de ce rapport. Il” s’appuie largement sur des preuves douteuses et sur des sources non fiables. Ces dernières s’emploient à perpétuer le mensonge selon lequel le Rwanda est responsable de l’insécurité et d’autres problèmes internes en RDC,” lit-on.
Les membres du groupe d’experts des Nations Unies ne tiennent pas compte des réponses du Rwanda aux accusations portées contre les Forces Rwandaises de Défense (RDF).
Ce rapport semble avoir touché sur les cordes sensibles de certains pays occidentaux. Ceux-ci s’empressent à condamner, parfois avec véhemence, après avoir entendu le refrain de la vieillotte chanson entonnée par Félix Tshisekedi dans toutes les capitales du monde.
Et pourtant, les sources sont bien sélectionnées. Le critère c’est d’être virulent contre le Rwanda. Quoi de plus normal si le rapport est biaisé.
Le rapport minimise délibérément la menace d’un nettoyage ethnique des communautés Tutsi congolaises. Il les accuse, de manière choquante, d’être à l’origine de leurs propres souffrances.
Cela contredit les rapports des Nations unies et d’autres organisations, et reflète la rhétorique des négationnistes et des idéologues du génocide.
Cependant, il faut reconnaître que ce rapport a le mérite d’avoir détaillé le soutien financier, les armes et la couverture politique fournis aux FDLR par le gouvernement Tshisekedi.
Il confirme que, avec d’autres forces armées illégales, les FDLR se battent aux côtés des Forces Armées de la République Démocratiques du Congo (FARDC).
Ils sont là depuis 1994. La RDC est devenue leur hub. Ils recrutent, s’entrainent, s’équipent et organisent des incursions au Rwanda. Et l’on prétend que la responsabilité de l’insécurité persistante au Kivu incombe aux Rwandais.
Ce n’est pas différent de couper un arbre par la cime et laisser la racine pivotante intacte. Elle continue à s’approvisionner en nutriments, redistribue la sève dans le reste de la plante qui se redéveloppe.
Tshisekedi père avait fait une analyse lucide de la racine profonde des problèmes sécuritaires dans le Kivu avant sa mort. Si Tshisekedi fils pouvait s’imprégner d’un sentiment d’humilité, et s’inspirer de la parole du sage, cela changerait la donne.
Gérard Rugambwa



































































