L’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) lève ses sanctions contre le Burundi. La décision a été prise par le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) au cours d’une rencontre virtuelle mercredi le 08 juillet.
La 110 eme Session du Conseil Permanent de la Francophonie a pris la décision de lever les sanctions prises contre le Burundi en avril 2016 en vue de reprendre la coopération entre ce pays et l’OIF.
L’OIF, sous Michael Jean, avait suspendu sa coopération avec la République du Burundi. La décision avait été prise suite à « la dégradation de la situation sécuritaire et l’absence, malgré les efforts significatifs déployés sans relâche par la Communauté internationale, d’avancées dans l’instauration d’un dialogue politique réellement inclusif. »
Après les élections présidentielle et parlementaire dans la sécurité, l’OIF a décidé de lever les sanctions prises contre le Burundi il y a quatre ans.
Il faut peut-être ajouter que le nouveau gouvernement s’est engagé à promouvoir l’usage de la langue française dans la sous-région. Le ministre des affaires de la Communauté Est africaine (EAC), de la jeunesse, des sports et de la culture, Ambassadeur Ezéchiel Nibigira, s’est engagé à mettre tout dans le paquet pour l’adoption du français comme langue officielle dans l’EAC.

Cela pourrait être bénéfique pour l’OIF au moment où la RDC, le pays le plus peuplé du monde francophone, cherche à adhérer à l’EAC.
L’OIF et le Burundi avaient signé en 2014 un pacte linguistique devant entrer en vigueur en 2015 pour une durée de quatre ans, mais n’a jamais été appliqué. Ce pacte prévoit entre autre « le respect et la promotion, notamment au niveau régional, des dispositifs du Vade-mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales. »
Gérard Rugambwa



































































