A l’occasion d’une session de formation sur la mémorialisation du génocide contre les Tutsi et d’autres génocides dans le monde, l’historien français, Stéphane Audoin-Rouzeau déclare que l’innommable ne peut pas se reproduire au Rwanda.
Le directeur des études à l’école de hautes études en sciences sociales, Stephane Audoin-Rouzeau, précise qu’il peut y avoir des risques si les efforts comme une telle formation ne sont pas fournis.
“S’il n’y avait pas cet effort de la connaissance de mémorialisation, il y aurait des risques d’une répétition du génocide tel que celui qui s’est produit en 1994,” dit-il.
Cet historien français, représentant “Mémorial de la Shoah” à cette formation, ajoute également que le pas franchi par le Rwanda est important.

“Il y a une progression extraordinaire sur ce point. En 2008 je me demandais si le génocide pouvait se produire à nouveau. Maintenant j’ai l’impression que c’est une chose impossible”, a- t-il affirmé.
Dr. Bizimana Jean Damascène, ministre de l’unité nationale et l’engagement civique (MINUBUMWE) montre que cette formation est d’une importance capitale. La plupart de participants sont de membres du personnel. Selon lui, ils vont y bénéficier des compétences indispensables.
“L’objectif est de donner à notre personnel des connaissances, des compétences, d’expertise nécessaires pour la conservation de la mémoire mais aussi l’éducation des méthodes de guidage au niveau de mémoriaux, d’archivage et de preuves du génocide en général,” déclare le ministre Dr Bizimana.
“Ils ont besoin de connaissances assez larges sur l’histoire dans son ensemble, la connaissance des génocides, de leur déroulement et de processus de préparation,” poursuit Dr. Bizimana.

Tom Ndahiro, activiste rwandais et chercheur sur le génocide de son côté exprime un sentiment d’espoir sur les résultats attendus d’une telle activité.
“Ce type d’activité aide à mieux comprendre l’ampleur du crime de génocide partout où il s’est produit au monde” précise- t-il.
A part les membres du personnel du ministère de l’unité nationale et l’engagement civique, MINUBUMWE, sont aussi présents des professeurs, des universitaires et chercheurs venus de différents pays, y compris ceux du Rwanda, de la France et d’autres.
C’est une activité lancée dans le cadre du partenariat entre le gouvernement rwandais et “Mémorial de la Shoah”.
Florent Ndutiye




































































