Une rencontre sur la gouvernance numérique vient de se tenir à Kigali pour deux jours. La ministre rwandaise des TIC et de l’innovation constate que des initiatives intéressantes pour l’inclusion sociale existent déjà en Afrique. Cependant il faut aller plus loin.
Cette rencontre a été organisée par AfreGov en collaboration avec le gouvernement rwandais. Elle avait pour thème” La gouvernance numérique pour l’inclusion sociale et développement durable.”
Selon Paula Ingabire Musoni, ministre rwandaise des TIC et innovation, ça et là en Afrique, il y a de bonnes initiatives dans la gouvernance numérique.

Elle cite les plateformes d’administration en ligne du Rwanda (Irembo) et du Kenya (Huduma), le système d’identification biométrique de l’Afrique du Sud, la plateforme de revenus numériques du Ghana, la gestion des employés publics en Tanzanie,…
Malgré ces avancées technologiques, Paula Ingabire, ministre rwandaise des TIC et de l’innovation, exprime son insatisfaction.
”Nous sommes encore loin de l’”Afrique que nous voulons”, affirme-t-elle.

Pour parvenir à une gouvernance numérique transparente et à l’inclusion sur le continent, l’Afrique a besoin des réglementations progressives et agiles, selon Mme Ingabire. Par ailleurs, ce continent doit arriver à harmoniser les politiques en matière de TIC.
En outre, il faut augmenter les investissements dans les infrastructures à large bande et la technologie satellitaire. Le Rwanda se trouve sur les rails.
La ministre Paula Ingabire reconnait que l’Afrique a connu une croissance significative avec plus de 55% de pénétration des smartphones en 2023 contre 78% de moyenne mondiale.
” Cette utilisation généralisée de la technologie mobile constitue une base pour le saut numérique,” dit-elle.

Par souci d’inclusion et accessibilité, le Rwanda a mis en oeuvre des programmes visant à combler le fossé numérique entre les zones urbaines et rurales. C’est le cas par exemple de la mise à la disposition de toute la population des services numériques par le biais d’Irembo.
La ministre Ingabire ne passe pas sous silence la nécessité d’une collaboration plus significative entre le secteur privé et les gouvernements. Ainsi, le déficit de financement dans le secteur numérique sera réduit.
Elle insiste sur la place qu’il faut réserver aux modèles d’entreprises plus innovants pour attirer l’investissement et de talents axés sur le numérique.
Gérard Rugambwa




































































