La justice rwandaise encourage de plus en plus la justice alternative dans la résolution des conflits. La mise en place des mécanismes de résolution des conflits tend à être privilégiée . Le président de la cour suprême, Dr Faustin Nteziryayo, l’a révélé lors du lancement de la semaine de la justice.
Au cours d’une conférence de presse, le président de la cour suprême, Dr Faustin Nteziryayo, a lancé la semaine de la justice organisée du 06 au 10 mai 2024.
Il a parlé des mécanismes de résolution des conflits mis en place en dehors des tribunaux.
” Nous encourageons ce nouveau système judiciaire que nous avons développé il y a quelques années. C’est un système déjà existant avec les comités ‘Abunzi’ composés de médiateurs destinés à trouver des accords entre deux parties, mais qui sera élargi à de nouveaux secteurs”, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur général de la coordination du secteur judiciaire, Anastase Nabahire, a expliqué de nouvelles politiques de la justice alternative.
” Le gouvernement a lancé officiellement deux nouvelles politiques pour développer des systèmes de justice alternative. Le but est de faciliter la médiation dans certains conflits ou encore encourager l’usage par les juges de peines non carcérales’’ a-t-il indiqué.
Il a expliqué que par ces nouvelles politiques, le gouvernement rwandais a pour objectif d’augmenter l’utilisation de peines alternatives à la détention.

” On parle de libération conditionnelle, de caution, de travail d’intérêt général, nous étudions la possibilité d’utiliser le bracelet électronique, nous avons déjà des amendes qui sont en application. Nous ne visons plus seulement à réprimer, mais à réhabiliter les criminels”, a expliqué Anastase Nabahire.
Il a rappelé qu’il y a des médiateurs de tout niveau qui seront renforcés en capacité, dans les familles, les communautés, les églises. Mais aussi des médiateurs professionnels qui pourront aider les gens des matières liées au commerce, la construction, à l’emploi, à l’administration, qui, d’un moment à l’autre pourraient avoir des conflits ou disputes susceptibles d’être résolus sans prendre trop de temps.
Pour sa part, le secrétaire général du bureau national d’investigation RIB, Janot Ruhunga, a expliqué que la justice rwandaise ne vise pas seulement à emprisonner les criminels mais plutôt à les corriger.

” L’emprisonnement est pour nous la dernière option. Nous voulons surtout éduquer et corriger les gens pour bâtir une société harmonieuse avec un minimum de crimes”, a déclaré Janot Ruhunga.
Pour une justice rapide et équitable
Le président de la Cour suprême, Dr. Faustin Nteziryayo, a rappelé différentes réformes menées dans le secteur de la justice, toujours dans le souci de rendre la justice équitable et dans les délais prévus par la loi.
” Ces différentes réformes visent à rendre notre justice beaucoup plus efficace. Elles visent aussi à éduquer la population et à corriger ceux qui commettent différents crimes’’, a-t-il expliqué.
Avec près de 90.000 détenus au niveau national, l’application de ces mesures vise également à réduire la surpopulation dans les prisons rwandaises.
C’est pour la 5eme fois que le pouvoir judiciaire organise la semaine de la justice et cela depuis 2018.
Vital Ndayambaje




































































