Le projet « Alliance du marché durable et création d’actifs pour des communautés résilientes et la transformation des genres (SMART) » est lancé ce 17 décembre 2020. Il sera exécuté par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans deux districts de l’Ouest, deux du Sud et un de l’Est.
Ce projet projet de trois ans et demi, d’un montant de 8 millions de dollars, est axé sur le renforcement de la résilience des communautés et de la sécurité alimentaire durable, en partenariat avec le ministère du gouvernement local (MINALOC).
« Ce projet contribuera à atteindre l’objectif ‘Faim zéro’ et l’égalité des sexes, grâce à un meilleur accès à la nourriture, à des terres agricoles plus productives et durables et à un meilleur accès aux marchés, » a déclaré Chon Gyong Shik, directeur pays de la KOICA qui a assuré le financement.

Les bénéficiaires s’élèvent à plus de 180 000 personnes de 2020 à 2023 dans les districts de Karongi, Rutsiro, Nyamagabe, Nyaruguru et Kayonza.
« Je salue tout particulièrement la méthodologie adoptée lors de la conception du projet, qui a permis de mener des consultations intensives pour s’assurer que le contexte local et les aspirations de la communauté soient pris en compte, » a déclaré le professeur Anastase Shyaka, ministre de l’Administration locale (MINALOC). « Il s’agit là d’une base essentielle pour que le projet SMART puisse assurer un développement durable des communautés et des districts bénéficiaires, » a ajouté le ministre Shyaka.

PAM chargé de l’exécution du projet
Par le biais du projet SMART, PAM se concentrera sur le développement d’actifs communautaires résistants au climat tels que les terrasses terrestres, la réhabilitation des marais et l’amélioration des systèmes d’irrigation à petite échelle.
Cela permettra de renforcer la résilience des communautés aux chocs naturels tels que la sécheresse, les inondations et les glissements de terrain. Cette action sera combinée à la fourniture d’intrants agricoles. La formation des agriculteurs et l’aide à un meilleur accès aux marchés seront également assurées. Ainsi des améliorations durables des moyens de subsistance et de la sécurité alimentaire seront générées.
Les activités du projet sont conçues avec une approche sensible à la dimension genre, y compris l’intégration de crèches mobiles pour la garde des enfants afin de soutenir la participation des femmes. Les communautés bénéficieront aussi d’une sensibilisation et d’une formation à l’égalité des sexes.
« Le projet SMART jouera un rôle essentiel dans le renforcement de la résilience des communautés pendant et après la pandémie, conformément au plan de relance COVID-19 du gouvernement, » a déclaré Edith Heines, représentante du PAM et directrice pays.
Le projet SMART s’appuie sur les meilleures pratiques du modèle de développement rural de la Corée, du programme Vision Umurenge (VUP) du gouvernement rwandais, et du modèle de création d’actifs et de soutien au marché des petits exploitants agricoles du PAM pour améliorer la sécurité alimentaire des ménages et renforcer la résilience des communautés.

Le partenariat entre le PAM, la KOICA et le MINALOC a débuté avec le « Projet Saemaul de communautés à faim zéro, » qui a été mené avec succès de 2012 à 2015. Il a ensuite été étendu de 2016 à 2018 à d’autres districts.
Plus de 600 hectares de terrasses ont été construits sur des pentes de collines sujettes à l’érosion des sols. En conséquence, la production alimentaire sur les terres en terrasses a plus que triplé. Plus de 80 hectares de marais ont été réhabilités, et des routes de desserte ont été construites pour faciliter l’accès aux marchés. Entre 2012 et 2018, un fonds renouvelable a fourni aux participants des capitaux pour les investissements des petites entreprises afin de promouvoir les activités non agricoles.
Gérard Rugambwa




































































