L’ambassadeur du Rwanda auprès des Nations Unies, Martin Ngoga, a déclaré que le Rwanda ne prévoyait pas de lever les mesures de sécurité tant que les FDLR seraient encore actives dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Il s’exprimait devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
L’ambassadeur Martin Ngoga a réitéré ce point, ce 30 septembre 2025, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies lors des discussions sur la Mission des Nations unies en RDC, la MONUSCO.
Il a réaffirmé que le Rwanda ne pouvait pas lever les mesures de sécurité tant que les FDLR étaient encore présentes, soulignant que cela reviendrait à répéter les erreurs du passé.
’’ Vous pouvez rassembler les annonces, elles vous diront combien de fois les FDLR ont attaqué le Rwanda. Maintenant on nous demande de lever nos mesures de sécurité, alors que les FDLR contrôlent certaines zones, comme nous l’a dit Bintou Keita. Cela nous est déjà arrivé une fois en 1994, lorsque nous avons suivi les conseils des chefs religieux qui nous ont dit de nous cacher dans les églises, nous avons été tués comme du bétail, cela ne se reproduira plus jamais’’, a-t-il insisté.

L’ambassadeur Ngoga a exprimé le soutien du Rwanda aux pourparlers de Doha et à l’accord de Washington, mais a rappelé que tous deux nécessitent la volonté politique de toutes les parties pour être efficaces.
’’ Il s’agit d’une occasion unique de rétablir la paix en République démocratique du Congo, et le Conseil de sécurité des Nations unies doit la soutenir’’, a-t-il déclaré.
’’ Nous appelons toutes les parties à respecter leurs engagements, à engager un dialogue constructif et à veiller à ce que ces discussions débouchent sur des mesures fortes qui apporteront la paix et résoudront les problèmes sous-jacents dans l’Est de la RDC’’, a-t-il ajouté.
L’ambassadeur Martin Ngoga n’a pas manqué de souligner les lacunes du récent rapport de l’ONU sur l’insécurité dans l’Est de la RDC.
Il a déclaré que l’un des problèmes de ce rapport est qu’il passé sous silence les discours haineux, voire les massacres ethniques dans l’Est de la RDC.

’’ Les discours haineux sont une très mauvaise chose. Qui n’a jamais vu de discours haineux sur les réseaux sociaux, dans les églises, dans les écoles où l’on enseigne la haine à des enfants de 10 ans ? La semaine dernière, certaines personnes ont été prises pour cible parce qu’elles ont un long nez. Ceux qui connaissent l’histoire de la région savent ce que cela signifie : pour certaines personnes, un long nez est synonyme de mort. Ce n’est pas quelque chose que ce rapport devrait aborder de manière superficielle’’, a déploré Martin Ngoga.
Il a ajouté qu’une autre question que ce rapport n’aborde pas en profondeur est celle des mercenaires dans l’Est de la RDC.
’’ Le rapport ne mentionne pas les mercenaires. Il existe des principes des Nations Unies qui interdisent le recours aux mercenaires, il existe plus de deux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies contre le recours aux mercenaires. Il existe une résolution de l’Union africaine contre le recours aux mercenaires, quand ce Conseil a-t-il jamais discuté de la question des mercenaires ?’’, a-t-il interrogé.
Ce rapport, a-t-il conclu, fait état d’omissions troublantes.
Vital Ndayambaje




































































