Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a demandé à la 5 eme législature de légiférer une loi régissant le paiement d’impôt sur revenus des confessions religieuses.
Lors de la cérémonie de prestation de serment des députés de la 5 eme législature, le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a critiqué vivement certaines confessions religieuses soutirant de l’argent à leurs fidèles.
” L’on ne pourra plus admettre que les activités religieuses soient un business exonéré de tout impôt. Elles doivent être imposables. Ces revenus serviront à aider la population laissée dans la misère,” a indiqué le Président Paul Kagame.
Il a révélé qu’il ne sera plus permis aux confessions religieuses de paupériser la population.
” Ce sont des enfants de Dieu,” a-t-il dit. ” J’ai aussi le droit, peut-être divin, de défendre les enfants de Dieu,” a-t-il déclaré. ”Il faut que cela s’arrête avant de causer d’autres problèmes plus complexes,” a-t-il ajouté.
Selon le Chef de l’Etat, Paul Kagame, certains, sous la couverture des confessions religieuses, commettent des crimes. L’on craint de leur demander des comptes.

” C’est un être humain comme vous, comment pouvez-vous le considérer comme un dieu? C’est un homme comme vous. Vous devriez l’interroger sur ses faits,” a insisté Paul Kagame. Il parlait de certains religieux qui se considèrent comme des prophètes.
Il ne comprend pas comment l’on accorde du crédit à des balivernes racontées par quelqu’un d’anormal. Et cela en plusieurs milliers d’endroits.
Le Président de la république, qui s’adressait à la nouvelle chambre basse, a exhorté les députés, s’il y a un vide juridique, à initier un avant-projet de loi pour protéger la population.
Ce qui est contraire à la loi ne devra pas exister. La loi devra être claire. Tout ce qui doit se faire, des projets de construction et autres devront se faire de manière transparente.
Le président de la république a exigé une séparation entre les affaires publiques et religieuses. L’on ne devrait pas être à la fois ministre et pasteur. Il faudra faire un choix pour éviter que le service publique n’en souffre, a-t-il souligné.
Gérard Rugambwa




































































