Dans un monde où l’alcool est au centre des fêtes, certains jeunes choisissent la sobriété. Leur quête s’exprime par des pratiques saines comme la danse et le sport, offrant réconfort et bien-être. Ils voient cela comme un moyen de se reconstruire et d’éviter l’isolement, loin des excès destructeurs.
Chaque semaine, un groupe de jeunes se retrouve pour danser sur des rythmes modernes. Ces rencontres vont au-delà du loisir : elles sont un moment d’expression et une échappatoire aux pressions quotidiennes, permettant de tisser des liens authentiques.

” Les chorégraphies nous connectent, chaque mouvement et chaque danseur comptent,” dit K.M. , un jeune libéré de l’emprise de l’alcool.
La danse l’a aidé à apaiser ses pensées, à surmonter l’anxiété et à réduire son besoin d’alcool, qui envahissait son quotidien. Pour ce groupe, la danse est un soutien collectif favorisant le bien-être et renforçant leur résilience.
” La danse m’a aidé à oublier mes soucis et à affronter la vie plus sereinement”, conclut-il.
Un choix de développement personnel
Rencontrée au cercle sportif après sa séance de natation, une jeune femme partage son parcours vers la modération. Pour elle, limiter sa consommation d’alcool est un choix de développement personnel.

” C’est une décision pour prendre soin de ma santé mentale, préserver ma clarté d’esprit et être présente dans mes relations”, dit-elle.
Ce chemin n’a pas été facile, mais elle souligne l’équilibre que la modération lui a apporté, le considérant comme un pilier essentiel de son bien-être et de sa stabilité émotionnelle.
Alain Nshimiyimana déclare avoir été détruit par la consommation excessive de l’alcool. ”L’alcoolisme m’a détruit mentalement, physiquement et émotionnellement, et m’a même fait abandonner mes études”, dit-il.
Ayant lutté contre l’alcoolisme, il évoque ses premiers pas vers la sobriété.

” J’ai décidé de m’engager vers la sobriété,” indique-t-il. ” Ma lutte contre l’alcool a profondément affecté ma vie et m’a poussé à chercher un changement et à guérir”, dit-il. Ce n’était pas juste une envie de modération, mais un besoin vital de transformation.
Grâce au soutien de ses proches, Alain a cherché de l’aide dans un centre de réhabilitation. Aujourd’hui, en tant que co-fondateur de Steps Initiative, il veut transmettre son expérience à ceux qui vivent des épreuves similaires.
” L’addiction peut toucher n’importe qui, mais le rétablissement est possible, souvent en demandant de l’aide”, affirme-t-il.
Steps Initiative a pour mission de soutenir ceux qui luttent contre l’addiction et d’apporter de l’espoir à ceux qui souhaitent se reconstruire.

Un appel à la résilience
Ces témoignages révèlent que pour certains jeunes, la modération de l’alcool est un pilier de leur épanouissement et bien-être. Ils montrent qu’il est possible de choisir la sobriété, de privilégier des activités comme le sport et la danse, et de construire une stabilité mentale pour affronter les défis de la vie.
A l’approche des festivités de fin d’année, les témoignages de jeunes rwandais ayant opté pour la sobriété, en privilégiant des activités saines comme le sport et la danse, s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la campagne nationale ”TunyweLess”, lancée l’an dernier par le ministère de la Santé.
Il est en effet possible d’avoir une vie divertissante et vivre de manière saine et résiliente, loin des excès d’alcool, pour un avenir plus équilibré.
Amandine Ndikumasabo




































































