Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a lancé un appel aux leaders pour ne pas fermer les yeux face à la dépravation des moeurs chez les jeunes. Il a fait cette intervention au cours d’un déjeuner de prière nationale ” Breakfast prayer”.
Ce déjeuner de prière d’action de grace organisé par Rwanda Leadership Fellowship a été rehaussé par la présence des leaders religieux, civiles et sécuritaires.
Partant du thème, ” Combler le fossé entre savoir et faire en matière de leadership”, le président Paul Kagame a exhorté les leaders à ne pas fermer les yeux face à la dépravation des moeurs chez les jeunes.
” Nous sommes en train de détruire notre pays en assistant passivement à la dépravation des moeurs,” s’est insurgé Paul Kagame face au comportement des jeunes. ” Comment peut-on accepter que les enfants se mettent nus sur la route, est-ce l’éducation que l’on veut donner aux enfants?”, a-t-il demandé à l’auguste assemblée.

” Les jeunes dénudés dans les rues, qu’est-ce qu’ils ont à exhiber que les autres ne possèdent pas,” a-t-il demandé aux leaders.
Citant certains des rapports reçus dans son bureau sur la sécurité, il a mentionné l’usage des stupéfiants et leurs conséquences. Certaines jeunes familles sont destabilisées.
Selon lui, aucune confession religieuse, aucune famille ne doit tolérer cette situation sociale. Il s’est interrogé sur le rôle des responsables religieux et de toute autre autorité pour remédier à cette situation sociale.
Cette responsabilité commence par la famille. L’on doit partir de la famille pour assurer une bonne éducation. ” L’on ne doit pas fermer les yeux,” a-t-il recommandé.

Recevoir pour donner
Le président Paul Kagame a rappelé aux leaders d’assumer leurs responsabilités. La considération des leaders provient de leurs réalisations. Certains l’ignorent. Ils se considèrent comme des personnalités importantes sans trimer. Selon Kagame, les gens vous témoignent de l’estime suite à vos oeuvres.
Il a donné un exemple à partir de son cas après l’élection présidentielle. Comme la population l’a élu, il lui revient donc de tenir ses engagements. ” J’ai reçu, je dois donner également,” a-t-il dit. Son élection à la tête du pays l’oblige à faire quelque chose pour les électeurs. Il a ainsi reproché à certains leaders de ne pas donner le meilleur d’eux-mêmes alors que les moyens parfois ne manquent pas.
Gérard Rugambwa




































































