Lors de la commémoration du génocide contre les Tutsi pour la 31 ème fois dans le secteur de Nyamirambo, un souhait a été exprimé, celui d’entendre un des bourreaux témoigner en tant que quelqu’un qui n’était pas poursuivi.
Un des participants d’un panel organisé au site de la paroisse Lwanga, Toussaint Gahitsi, a exprimé un sentiment de plusieurs rescapés. Ils voudraient qu’un des bourreaux prenne la parole un jour pendant la commémoration pour témoigner également en qualité de quelqu’un qui a participé au génocide.

” Le Chef de l’Etat nous a demandé d’accorder le pardon aux bourreaux et de vivre dans une cohabitation pacifique avec eux. Cependant il reste un grand défi. La vérité reste secrète,” a constaté Toussaint Gahitsi.
” Nous aimerions que ceux qui n’étaient pas inquiétés nous partagent leur témoignage l’année prochaine. Cela nous permettra d’avoir des informations complètes sur la période du génocide. Tant qu’ils ne veulent pas nous partager leur expérience, nous ne serons jamais assurés que nous voulons tous l’unité,” a-t-il affirmé.
” Nous en appelons aux Confessions religieuses,” a-t-il déclaré.

Selon le président de la commission des affaires de gouvernance et du Genre au parlement rwandais, Anastase Nabahire, il ne serait pas aisé aux bourreaux de participer aux cérémonies de la commémoration.
” J’ai eu l’opportunité d’échanger avec eux quand je travaillais encore au ministère de la justice,” a-t-il dit. ” Ils ont un traumatisme difficilement mesurable,” a-t-il indiqué. ” Nous devons nous occuper d’eux,” a-t-il proposé, lui-même survivant du génocide contre les Tutsi de 1994.
Dans leurs discussions, un des bourreaux a avoué qu’il est difficile pour quelqu’un qui n’a pas encore tué de comprendre ce qui se passe. Il a montré qu’il est difficile de commettre un tel crime, mais quand on commence, il est difficile de s’arrêter.

Malgré les soucis des uns et des autres, l’honorable Anastase Nabahire a souligné la nécessité de préserver l’unité nationale.
” Nous devons toujours avoir à l’esprit que l’unité est indispensable. Nous devons également nous rappeler que l’homme peut être digne de confiance,” a-t-il dit.
Gérard Rugambwa




































































