La République française veut reprendre sa place au Rwanda après la visite historique du Président Emmanuel Macron. Le nouvel Ambassadeur au Rwanda, Antoine Anfré, l’a annoncé ce mardi 10 aout devant la presse rwandaise dans sa résidence à Kigali.
Selon l’Ambassadeur Antoine Anfré, la France veut reprendre la coopération bilatérale et promouvoir les investissements au Rwanda. « Mes priorités c’est la mise en œuvre de la feuille de route définie par les deux présidents, Emmanuel Macron et Paul Kagame, et d’être un passeur, un facilitateur, » a-t-il déclaré.
« Aux côtés du Royaume Uni, aux côtés de l’USAID, aux côtés de l’Allemagne, avec l’Agence Française de Développement (AFD), l’on va rejouer dans la cour des grands, » a annoncé Antoine Anfré sur un ton rassurant.
L’AFD va ouvrir un bureau indépendant à Kigali vers la fin de l’année, avec un directeur, pour s’occuper du Rwanda. Sa mission : mettre en œuvre les projets figurant dans les accords de coopération signés lors de la visite du Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron. Le Centre Culturel Français (CCF) travaillera en synergie avec l’AFD. Et l’enseignement du français à tous les niveaux figure parmi les priorités.

Cependant, l’ambassadeur Anfré montre que les projets financés par l’AFD ne peuvent pas être réalisés dans l’immédiat. « L’AFD, c’est une coopération à long terme. Ce sont de gros projets de plusieurs centaines de milliers d’Euro, il y a des phases d’études, … La réalisation concrète des projets ne pourra pas être possible demain, c’est vrai …La concrétisation ne devra se faire que dans la durée, » a-t-il expliqué.
Les entreprises françaises s’intéressent au côté vitrine…
Le secteur privé français n’est pas en reste. Il s’intéresse au côté vitrine du Rwanda. « Le Rwanda reste un marché relativement étroit. Ce n’est pas le Nigeria, ce n’est pas le Kenya non plus, » a fait remarquer l’ambassadeur Antoine Anfré. « Il y a une population dense mais sur un petit pays. Ce qui doit intéresser les entreprises françaises ici, c’est aussi le côté vitrine du Rwanda. Si l’on fait quelque chose qui marche au Rwanda, c’est un modèle qui peut inspirer des pays importants en Afrique, voire au-delà, » a-t-il montré.

Parmi les entreprises qui ont déjà leur regard tourné vers le Rwanda se trouvent trois engagées dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). « On travaille beaucoup avec Digital Africa, une initiative qui a été lancée avec le président Macron, » a cité M. Quentin Dussart, chargé de la communication et économie à l’Ambassade de France à Kigali.
Tactis est déjà présent au Rwanda. Il travaille à la mise en place d’un projet d’implémentation d’un réseau de capteurs pour contrôler la qualité de l’air. Digital Skills Foundation veut enseigner les plateformes digitales dans les écoles et dans les institutions publiques. Il y a également INNOV ATM qui s’intéresse à la gestion du trafic des drones. « Toutes ces entreprises ont un soutien financier et politique très fort de la France, » a révélé Quentin Dussart.

La semaine prochaine déjà, l’Ambassadeur Antoine Anfré lance ses visites à certains start-ups dans le domaine de la technologie de l’agriculture, de l’aviation, … Selon lui, l’idée est de faire venir de plus en plus d’entreprises françaises pour lancer leurs affaires au Rwanda ou soutenir des start-up déjà existant.
Gérard Rugambwa




































































