Le premier Sommet de l’innovation pour l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2025) a ouvert ses travaux ce 30 juin à Kigali sous les auspices du Premier ministre rwandais, Dr. Edouard Ngirente. Il vise à contextualiser les besoins énergétiques de l’Afrique et garantir l’engagement politique.
Pendant 2 jours, le sommet va se pencher sur le thème retenu cette année qui est ” Le potentiel des petits réacteurs modulaires et des microréacteurs pour accélérer la transition énergétique en Afrique”.
Dans son mot d’ouverture, le premier ministre, Dr. Edouard Ngirente, a indiqué que le déficit énergétique continue de freiner la croissance et le développement sur l’ensemble du continent. Il a toutefois montré beaucoup d’espoir quant aux efforts déployés pour en venir à bout.

” Pour combler ce déficit énergétique, aujourd’hui plus que jamais, nos pays doivent travailler ensemble pour trouver des solutions alternatives de production d’énergie’’, a-t-il déclaré.
”L’une des meilleures solutions pour que l’Afrique réalise son programme de développement est d’adopter d’urgence l’énergie nucléaire pour la production d’électricité et d’autres applications industrielles’’, a-t-il ajouté.
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le Rwanda a décidé d’utiliser l’énergie nucléaire pour la production d’électricité afin d’éviter le déséquilibre entre l’offre et la demande d’énergie. Cela accélérera, a-t-il dit, la transformation économique vers une économie basée sur la connaissance.

Le premier ministre Ngirente a expliqué qu’investir dans l’énergie nucléaire est une étape nécessaire vers le développement durable.
” L’utilisation de l’énergie nucléaire permettra non seulement de combler le déficit énergétique, mais aussi d’apporter des solutions innovantes pour faire progresser d’autres secteurs tels que l’agriculture, les soins de santé, et bien d’autres’’, a-t-il fait remarquer.
Il a insisté sur le contexte africain, indiquant que l’énergie nucléaire offre la possibilité d’accélérer les progrès, de renforcer les services essentiels et de promouvoir un développement inclusif dans toutes les communautés.

De son côté, le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, également présent au sommet, a parlé de l’urgence de l’exploitation de l’énergie nucléaire en Afrique.
” En Afrique, nous avons un potentiel énergétique suffisant et nous sommes appelés à l’exploiter au maximum. Cela nous permettra de résoudre des problèmes énergétiques auxquels nos populations sont confrontés,’’ a-t-il déclaré.
Parmi l’énergie disponible en Afrique, le Premier ministre du Niger a cité l‘uranium, des eaux, du pétrole et du gaz, de l’énergie solaire et éolienne.
” Cela pourrait nous suffire si nous les prenons pour priorité’’, a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, le vice Premier ministre et ministre de l’Energie en République Unie de Tanzanie, Dr. Doto Mashaka Biteko, a expliqué que le paysage énergétique de l’Afrique est défini aujourd’hui par un double défi.
Selon lui, il faut absolument conjuguer les efforts pour lever ce défi.
” Il s’agit d’abord d’élargir l’accès à l’électricité pour plus de 600 millions de personnes qui n’en ont pas, et ensuite soutenir l’industrialisation rapide et la résilience climatique’’, a-t-il déclaré.
Le président du conseil d’administration de l’agence rwandaise de l’énergie atomique, Dr. Lassina Zerbo, a expliqué que ce sommet historique de Kigali revêt une importance capitale.

” Il est très important dans la mesure où il met en lumière le rôle transformateur de l’innovation nucléaire, avec un accent particulier sur les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs (SMR et MMR) ainsi que les conditions nécessaires à leur succès’’, a-t-il indiqué.
Les sessions du premier jour du sommet ont examiné les besoins énergétiques uniques du continent. C’est notamment de l’accès rural décentralisé à la demande industrielle à grande échelle. Elles ont souligné également le rôle essentiel du leadership politique pour permettre l’innovation nucléaire en Afrique.
Vital Ndayambaje




































































