Le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, salue le partenariat Chine-Afrique, indiquant qu’il a été de bon augure depuis son avènement. Il a fait cette déclaration ce jeudi à Beijing le jour de l’ouverture du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC).
Intervenant après le discours d’ouverture du président chinois, Xi Jiping, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a déclaré que depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de commerce, de coopération industrielle et d’échanges entre les peuples, démontrant ainsi la vitalité de la coopération Sud-Sud.
” Alors que de nouveaux défis et de nouvelles opportunités apparaissent sur le front mondial, nous sommes convaincus que le partenariat entre l’Afrique et la Chine ne fera que se renforcer’’, a-t-il affirmé.
Il a ajouté que l’Afrique est prête à tirer parti de cette dynamique, notamment en participant aux trois initiatives mondiales sur le développement, la sécurité et la civilisation, proposées par le président Xi Jinping.

Le chef de l’Etat rwandais a souligné l’importance de la bonne gouvernance et la prise de bonnes décisions.
” Une gouvernance efficace de l’Etat est, sans aucun doute, un élément central de cette réussite. Toutefois, pour être efficace, la gouvernance de l’Etat doit être fondée sur les valeurs et les attentes des citoyens. Elle ne peut être imposée de l’extérieur’’, a insisté Paul Kagame.
Le président Kagame a loué l’expérience chinoise en matière de lutte contre la pauvreté, de développement et d’adoption de technologies. Elle est riche d’enseignements pour l’accélération des efforts de modernisation.
Il a rappelé que tout au long de son histoire, la Chine a fait preuve d’une forte volonté de développement partagé avec d’autres nations, sur la base du respect mutuel et d’intérêts communs.

Cette approche coopérative, a-t-il dit, a permis aux relations entre l’Afrique et la Chine de s’épanouir, notamment grâce au développement des infrastructures, à l’innovation scientifique, ainsi qu’à la paix et à la sécurité sur le continent.
” L’initiative ‘la Ceinture et la Route’, lancée en 2013, a été une force de transformation à l’échelle mondiale, ayant un impact non seulement sur la Chine, mais sur le monde entier, y compris le Rwanda’’, a déclaré Paul Kagame.
Le chef de l’Etat rwandais n’a pas manqué d’évoquer deux leçons que le Rwanda a tirées de sa reconstruction après le génocide.
Il a expliqué qu’au lendemain du génocide commis contre les Tutsi, les Rwandais ont dû repenser et reconstruire les fondements économiques, sociaux et politiques de leur pays, en s’appuyant sur des solutions locales pour relever les défis qui se présentaient à eux.
” Nous avons mis en œuvre des politiques d’unité nationale et de développement, soutenues par des institutions solides et une administration publique efficace’’, a-t-il expliqué.

” Nous nous sommes également concentrés sur la diversification économique, en particulier dans les domaines de la technologie, du tourisme et de l’industrie manufacturière, tout en offrant des conditions d’investissement favorables’’, a renchéri le président rwandais.
Il a ajouté que la décentralisation du pouvoir a permis d’autonomiser les gouvernements locaux, d’améliorer la prestation de services et d’accroître la participation des citoyens.
Il a souligné enfin que ce parcours d’autosuffisance a en fait permis à de nombreux partenariats productifs de se développer entre le Rwanda et des nations amies, notamment la Chine, ainsi que de nombreux pays africains.
Selon les organisateurs, le forum de Beijing devrait adopter deux documents majeurs. La Déclaration et le Plan d’action, qui présenteront des accords clés et une feuille de route pour la coopération sino-africaine au cours des trois prochaines années.
Vital Ndayambaje




































































