L’un des anciens membres des FDLR, Augustin Nshimiyimana, alias Bora, révèle que la RDC intègre continuellement et sans scrupule les FDLR dans les rangs des FARDC, assurant également un soutien direct à ce groupe armé.
Dans son témoignage, lors d’une conférence de l’organisation Unity Club, le colonel (retraité) Augustin Nshimiyimana, alias Bora, ancien responsable du renseignement extérieur des FDLR, a déclaré que le gouvernement congolais intègre sans scrupule les FDLR dans les rangs des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Il a révélé également les réseaux de ce mouvement armé, qualifié de terroriste, ainsi que sur ses connexions régionales.
Le colonel retraité, Augustin Nshimiyimana, a ensuite soutenu que les FDLR bénéficient également d’un soutien financier direct du gouvernement congolais.
’’ L’administration du président Félix Tshisekedi verse des soldes aux combattants des FDLR, leur fournit des vivres ainsi que des médicaments, au même titre qu’aux FARDC. Au fait les 2 Forces sont inséparables’’, a-t-il affirmé.
Il a expliqué également que les FDLR ont étendu leur réseau clandestin au Burundi afin de renforcer leur présence dans la région.
’’Les FDLR ont étendu leur réseau au Burundi et ont une alliance étroite avec les autorités. Elles combattent côte à côte dans la région avec les forces de défense nationale du Burundi (FDNB)’’, a-t-il affirmé.
’’ L’ancrage profond des FDLR, tant en République démocratique du Congo (RDC) qu’au Burundi, constitue un réseau clandestin et une source majeure d’instabilité régionale. La présence et les activités de ce groupe ont alimenté et alimentent encore des tensions persistantes dans la région des Grands Lacs’’, a-t-il ajouté.

Il a renchéri en disant que les FDLR exploitent ce réseau clandestin pour soutenir leurs ambitions et recruter de nouveaux membres.
Les instances régionales et internationales continuent de prôner la neutralisation totale et le démantèlement des FDLR. Malgré divers processus de paix et cessez-le-feu, l’ancrage des FDLR demeure un obstacle majeur à une paix durable et à la mise en œuvre intégrale des accords régionaux.
Bien que les autorités de Kinshasa aient officiellement annoncé le lancement d’opérations de désarmement contre les FDLR et la fin de toute collaboration, plusieurs rapports des Nations unies et des observateurs internationaux ont documenté une intégration et une coopération étroite sur le terrain.
Des combattants et des réseaux liés aux FDLR ont été progressivement assimilés aux structures de défense locales, rendant la distinction difficile entre l’armée régulière, les milices d’autodéfense et les combattants rwandais.
L’ONU et des partenaires internationaux (tels que l’Union européenne et la France) ont à plusieurs reprises condamné cette collusion et exigé que l’armée congolaise cesse tout soutien aux FDLR mais rien n’y fit.
Les FDLR sont un groupe armé, qualifié de terroriste et sanctionné par l’ONU. Ses dirigeants sont accusés d’avoir participé au génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
Vital Ndayambaje




































































