A l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée chaque année le 11 juillet, l’office de l’Ombudsman, en collaboration avec d’autres institutions, a organisé, ce 10 juillet à Kigali, une conférence nationale y relative. C’était pour faire le point sur les efforts constants du pays en matière de lutte contre la corruption.
Cet événement a réuni les acteurs clés pour examiner les efforts du pays en matière de lutte contre la corruption. Il s’agissait également de partager des expériences, identifier les défis émergents et s’engager à intensifier la promotion de l’intégrité ainsi que les actions de lutte contre la corruption dans tous les secteurs.
Dans son mot d’ouverture de cette conférence, le ministre de la justice et mandataire général de l’Etat, Dr. Emmanuel Ugirashebuja, a déclaré que l’organisation de cet événement montre l’engagement ferme du gouvernement rwandais de combattre la corruption sous toutes ses formes. Il a indiqué qu’au Rwanda des progrès considérables ont été réalisés en matière de lutte contre la corruption, mais que cela exige des efforts constants.

’’ La préservation de ces acquis exige des efforts constants de la part de tous les secteurs de la société. La lutte contre la corruption ne peut être laissée aux seules institutions spécialisées. Elle nécessite plutôt la participation active des institutions publiques, du secteur privé et de la société civile’’, a-t-il insisté.
Le ministre Ugirashebuja a ajouté que la promotion de l’intégrité constitue l’un des moyens les plus durables de prévenir la corruption.
’’ L’intégrité favorise un environnement où le comportement éthique devient la norme et où la société rejette la corruption’’, a-t-il fait remarquer.
Comme l’a expliqué l’Ombudsman du pays, Madeleine Nirere, l’objectif principal de cette conférence était de mobiliser les acteurs nationaux afin de renforcer l’intégrité et d’intensifier les actions de lutte contre la corruption au Rwanda. C’est conformément, a-t-elle dit, à la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

’’ Cette conférence va reconnaître l’importance de l’intégrité comme pierre angulaire de la prévention de la corruption, encourager les institutions publiques et privées à renforcer les systèmes d’intégrité et le leadership éthique’’, a-t-elle déclaré.
’’ Elle doit également offrir une plateforme aux parties prenantes pour réfléchir aux réalisations, aux défis et aux opportunités d’intensification des interventions de lutte contre la corruption, sensibiliser les citoyens à l’importance de faire preuve d’intégrité et de l’exiger dans la vie publique et privée’’, a-t-elle ajouté.
L’Ombudsman Madeleine Nirere a déclaré que cette conférence devrait encourager les parties prenantes à identifier des approches innovantes pour étendre les initiatives de lutte contre la corruption. Elle devrait également, a-t-elle dit, renforcer les mécanismes de soutien aux lanceurs d’alerte et aux champions de l’intégrité.

L’Union africaine (UA) a désigné le 11 juillet comme Journée africaine de lutte contre la corruption. C’est pour célébrer l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLCC). Cette journée offre aux Etats membres l’occasion d’évaluer les progrès accomplis dans la prévention et la lutte contre la corruption, ainsi que de mobiliser les citoyens et les institutions pour renforcer l’intégrité et la responsabilité.
Pour cette année 2026, l’Union africaine a retenu le thème :’’ Intensifier la promotion de l’intégrité et les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique ’’. Ce thème souligne l’importance de l’intégrité comme fondement de la prévention de la corruption et de la réalisation du développement durable, de la bonne gouvernance et de la justice sociale.
Vital Ndayambaje




































































