Le conseil des ministres a décidé d’introduire de nouvelles taxes et impôts pour trouver un financement intérieur en vue d’exécuter la stratégie nationale de transformation phase 2 (NST2). Certains produits étaient exonérés, pour d’autres, une nouvelle imposition fiscale est introduite. Il y a eu aussi une augmentation pour l’alcool et la cigarette.
Au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 11 février, il a été annoncé une réforme fiscale dans le pays. Certains produits, comme le téléphone et l’ordinateur portables étaient exonérés de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour permettre à la population de les acheter en masse. Cette politique a donné des résultats positifs.

” Il y a quelques années, l’on ne pouvait pas se payer un téléphone portable facilement. Aujourd’hui, autour de 80% de la population possèdent cet outil de communication,” a montré Yusuf Murangwa, ministre des finances et de la planification. ” Il est donc temps de lever cette mesure incitative,” a-t-il indiqué.
Parmi les nouvelles taxes l’on peut citer par exemple une imposition annuelle de 50.000 frws à tout propriétaire de voiture.
Concernant l’alcool et la cigarette, le taux de taxation a été revu à la hausse. Pour la bière, elle est passée de 60 % à 65%. Les vins connaitront un taux d’imposition de 70%. Pour un paquet de cigarettes, la taxe passera de 130 frws à 230 frws.

Plusieurs autres produits comme les véhicules hydrides ne seront plus exonérés. C’est pour décourager ceux qui hésitent encore à acheter les voitures électriques.
Selon le ministre Yusuf Murangwa, en général l’exécutif a évité d’augmenter la taxation existante. La nouvelle sera introduite progressivement pendant cinq ans, pour l’intérêt de la population.
” L’augmentation des taxes et impôts c’est toujours pour l’intérêt de la population car l’Etat s’en sert pour financer les infrastructures et autres projets de développement susceptibles d’améliorer les conditions de vie de la population. Et lorsque cela risque de causer des difficultés, l’Etat intervient,” a affirmé le ministre Murangwa.

Pour ceux qui craignent une spéculation des hommes d’affaires, le ministre du commerce et de l’industrie, Prudence Sebahizi, a signifié que cela ne devrait pas arriver.
” Les prix peuvent augmenter pour le cas de la TVA car elle est ajoutée sur les produits taxés,” a-t-il dit.
Par ailleurs, il a été prouvé que le taux d’imposition au Rwanda demeure en dessous de la moyenne pour un pays à faible revenu. Il doit être de 16%. Il est de 14,6 % actuellement.
Le Rwanda veut passer de pays à faible revenu pour une autre étape de développement dans une période de 10 ans.
Gérard Rugambwa




































































