A l’occasion du lancement officiel du livre, ”Le chagrin de ma mère, un trésor caché sous une montagne,” l’auteur, Hagenimana Antoine, déclare que son livre apporte un soulagement non seulement pour lui mais plutôt à tous les rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
Malgré un polytraumatisme relatif à son histoire personnelle et familiale, Antoine Hagenimana bénéficie d’un soulagement à travers son livre publié ce jeudi 30 mars 2022.
”Non seulement c’est mon soulagement, mais aussi il l’est pour toute la société rwandaise, en particulier ceux qui ont subi le polytraumatisme psychologique et physique pendant le génocide perpétré contre les Tutsi,” déclare-t-il.

Il décrit comment sa mère a passé des moments très difficiles. Il montre comment elle s’en est sorti résiliente, en mettant un accent particulier sur sa bravoure.
Il revient également aux moments d’une douleur pure et indéfinissable qu’il a endurée depuis son enfance.
”J’espère que mon livre va contribuer à la résilience de plusieurs Rwandais,” ajoute-t-il.
Le soulagement, un sentiment partagé

Le soulagement est un sentiment partagé avec d’autres rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi. Uwera Béatrice exprime son sentiment d’appréciation au travail réalisé par Antoine Hagenimana.
”J’apprécie ce travail. C’est très courageux d’écrire parce que ce n’est pas pour un Rwandais, avec tout le passé de Rwandais. C’est très difficile de raconter des atrocités traversées par nous-mêmes, encore plus profond vécues par nos parents, surtout une maman,” précise madame Uwera, ex membre du comité du Groupe des Anciens Etudiants des Rescapés de Génocide (GAERG).
” C’est une contribution pour les rescapés du génocide, en particulier celles du genre féminin. C’est un encouragement. Merci à Antoine,” ajoute-t-elle.

La directrice exécutive du ministère de l’unité nationale et l’engagement civique (MINUBUMWE), Uwacu Julienne, a de son côté saisi cette occasion pour remercier Hagenimana Antoine pour la contribution apportée par son livre. Elle a appelé d’autres rescapés à avoir le même courage.
A la fin de son Livre, Hagenimana écrit qu’après un long chemin de balafres, il est finalement devenu résilient contre ses blessures. Ce livre en est un témoin incontournable.
Florent Ndutiye




































































