Le Chef de l’Etat, Paul Kagame, à l’occasion de la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, a réaffirmé la volonté de maintenir l’indépendance des Rwandais dans la prise des décisions concernant leur avenir.
Comme chaque année le 07 avril, le Rwanda et le monde commémorent le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Cet évènement au niveau national a eu lieu sur le site mémorial de génocide de Gisozi.
Devant les invités et les représentants du corps diplomatique, le Président Kagame a insisté sur l’indépendance du Rwanda dans la prise des décisions le concernant.
“Personne ne pourra décider à notre place comment nous devons mener notre vie, “a-t-il déclaré.” Personne ne sera autorisé à nous dicter comment vivre. C’est le Rwanda d’aujourd’hui,” a-t-il insisté.
“Aussi longtemps que certains d’entre nous sont encore-là, personne ne pourra nous dicter comment vivre,” a-t-il précisé. Il a promis que les Rwandais essaieront de vivre de la meilleure façon possible comme les autres le font dans le monde.
Il n’a pas manqué de rappeler qu’ à côté en RDC la violence et le discours de haine persistent encore. Il a montré que dans cette situation c’est la même indifférence qui prévaut comme en 1994.
” Les Rwandais n’accepterons pas la violence. Cela ne réussira plus ici,” a-t-il dit.
Après le témoignage de Eric Mwizerwa, un rescapé de génocide des Tutsi de 1994 et les faits historiques présentés par le ministre de l’Unité nationale et l’éducation civique, Dr Bizimana Jean Damascene, le Chef de l’Etat a affirmé qu’il n’ y a aucune trace de gentillesse.” Et c’est à cela que nous devons faire face quotidiennement,” a-t-il souligné.
Témoignage de Mwizerwa
Eric Mwizerwa, originaire du secteur Rusororo, dans le district de Gasabo, a témoigné sur les massacres commis dans son entité administrative. On a tué une femme à bout portant en sa présence. Il s’est évanoui. Quand il s’est réveillé, il y avait un tas de cadavres au dessus de lui. Il a pu se tirer de cette situation. Par après il devait changer chaque fois de refuge pour continuer à survivre. L’on a tué ensuite sa mère en sa présence. Par chance, il a échappé à la mort à ce moment-là. Ainsi il a pu se déplacer jusque dans une zone sécurisée.
Le génocide perpétré contre le Tutsi a emporté Plus d’un million de Tutsi ont été pendant 100 jours. Trois quarts de ces victimes innocentes ont été massacrées en avril 1994.
Gérard Rugambwa




































































