Le Centre Biomédical du Rwanda (RBC), au cours d’une campagne de sensibilisation contre le VIH-Sida, indique que les personnes vivant avec le VIH-Sida (PVVIH) doivent adopter un comportement responsable pour éviter de contribuer à sa propagation.
Sebineza Rwakana Joseph, agent du Centre Biomédical du Rwanda (RBC), déclare que le message clé est que les gens doivent mieux se comporter après avoir eu une information sur leur état sérologique.
“ Certaines gens séropositifs affichent un comportement irresponsable parce qu’ils se sentent rejetés de la société. Nous leur disons de mieux se comporter pour ne pas propager le VIH,” indique-t-il.
En outre, de tels individus doivent respecter la prise régulière des antirétroviraux s’ils veulent vivre longtemps. Ainsi ils peuvent continuer à satisfaire les besoins quotidiens de leurs familles respectives sans que d’autres personnes se rendent compte de leur état sérologique.
Umwanabo Grâce, est une femme séropositive. Elle prend régulièrement les antirétroviraux. Deux ans viennent de s’écouler. Dans un entretien exclusif, elle déclare que la vie difficile ne lui permet pas d’éviter la propagation du VIH-Sida.

” En toute vérité, quand j’ai besoin d’argent pour la location de ma maison, je ne peux pas vraiment beaucoup résister à la demande de mon client de faire des relations sexuelles non protégées,” affirme-t-elle.
”Je sens la peur de propager le VIH/Sida surtout après les rapports sexuels, quand j’ai déjà empoché mon argent,” explique-t-elle.
Cette femme dispose toujours de préservatifs, selon ses dires, mais quand les clients viennent ce n’est pas tout le temps qu’ils acceptent d’utiliser ces préservatifs. Certains refusent, il y a même ceux qui acceptent au départ mais disent non par après.
Cette femme âgée de 27 ans accuse certains hommes, dans sa localité de Nyamata, de résister catégoriquement à l’utilisation du condom.
”Je ne peux même pas vous cacher de dire que certains nous tapent quand nous essayons de résister lorsqu’ils jettent le condom,” révèle-t-elle.
A peu près 6000 personnes dans le district de Bugesera sont sous antirétroviraux (ARV).
Florent Ndutiye




































































