La vice-présidente de la chambre des députés, Edda Mukabagwiza, déclare que le génocide n’aura plus de place au Rwanda. Elle a fait cette déclaration ce vendredi, lors de la commémoration du personnel de la préfecture de la ville de Kigali, massacré lors du génocide des Tutsi en 1994.
Un hommage solennel a été rendu ce vendredi aux anciens agents de la préfecture de la ville de Kigali, assassinés pendant le génocide commis contre les Tutsi en 1994.
La vice-présidente de la chambre des députés, Edda Mukabagwiza, hôte de marque à cette cérémonie, a déclaré qu’il n’y aura plus de génocide au Rwanda.

’’Notre gouvernement lutte contre le génocide et son idéologie, au Rwanda et même au-delà. C’est pourquoi notre pays participe dans différentes missions de maintien de la paix. C’est surtout pour protéger les populations civiles et éviter les génocides semblables à celui commis au Rwanda. Je vous assure donc qu’il n’y aura plus de génocide au Rwanda’’, a-t-elle déclaré.
L’honorable Mukabagwiza a saisi l’occasion pour soulager les rescapés du génocide. Elle leur a indiqué que le gouvernement et toutes ses instances seront toujours à leur côté, pour toute assistance possible en vue de leur bien-être.
Le maire de la ville de Kigali, Pudence Rubingisa a fustigé le mauvais leadership qui a caractérisé les anciens dirigeants de cette ville, jusqu’ aux atrocités qui ont emporté une partie de ses propres agents.

’’La ségrégation ethnique semblait être la devise des dirigeants de cette ville. Le résultat a été désastreux comme nous le voyons. Alors, nous nous sommes engagés à corriger toutes ces erreurs du passé, ressouder l’unité des Rwandais, et bâtir une nation digne de tous ses citoyens’’, a déclaré le maire Rubingisa.
Kigali noyau central pour l’organisation du génocide
Valens Bimenyimana, chargé des recherches au ministère de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), a fait remarquer que la ville de Kigali était le noyau central de cette initiative macabre. ’’La planification se faisait ici sur le Plateau. Il y avait la présidence de la république, le service central de renseignement, la radio nationale et la radio RTLM ainsi que le camp militaire de Kigali. Toutes ces institutions ont joué un rôle de premier plan dans la planification du génocide’’, a expliqué Valens Bimenyimana.
Il a ajouté que c’est la ville de Kigali qui transmettait les directives à d’autres préfectures du pays pour l’exécution du génocide. Cependant, a-t-il dit, le mal ne remporte jamais sur le bien.

”Avec la bonne gouvernance que nous avons aujourd’hui, la ville de Kigali est devenue un centre d’excellence et un havre de la paix, contrairement à cette histoire macabre qu’elle a connue’’, a conclu le chercheur Bimenyimana.
La ville de Kigali a été la première cible du génocide commis contre les Tutsi en 1994. C’est là qu’il a été déclenché avec 1700 miliciens interahamwe bien entraînées pour la circonstance, et 80 barrières érigées dans plusieurs coins de la ville pour arrêter les Tutsi et les tuer sur le champ.
Pour ne citer que 2 exemples, le district de Kicukiro compte 849 familles complètement décimées et se classe 4eme dans les districts ayant beaucoup de familles disparues lors du génocide. Celui de Gasabo en compte 815 et se classe 5eme. Ceci explique la gravité avec laquelle le génocide a été commis dans la ville de Kigali.
Vital Ndayambaje




































































