La Tunisie et la Libye ont annoncé ce jeudi s’être entendus pour se répartir l’accueil des migrants africains bloqués depuis un mois près d’un poste frontière.
Cet accord bilatéral a été établi à l’initiative du ministère de l’Intérieur libyen afin de mettre fin à la crise des migrants irréguliers, bloqués dans la zone frontalière.
Environ 300 migrants originaires d’Afrique subsaharienne étaient bloqués dans des conditions très précaires au bord de la mer, dans la zone tampon de Ras Jedir, c’est ce qu’a indiqué une source humanitaire.
” La Tunisie va prendre en charge un groupe de 76 hommes, 42 femmes et 8 enfants”, a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Faker Bouzghaya.
Cet accord prévoit que les Libyens prendront en charge le reste des migrants bloqués, environ 150, selon le porte-parole officiel tunisien.
” Le transfert du groupe a eu lieu mercredi dans des centres d’accueil à Tataouine et Médénine avec la participation du Croissant rouge”, a-t-il ajouté.
Après la mort le 3 juillet à Sfax (centre-est) d’un Tunisien lors d’une rixe avec des migrants, au moins 2.000 ressortissants subsahariens avaient été ”expulsés” par les forces de sécurité tunisiennes.

Dans l’entretemps, le pape François a condamné cette série de naufrages meurtriers, les qualifiant de “plaie ouverte au sein d l’humanité.”
Lors de la prière hebdomadaire de l’Angélus, le souverain pontife a dit prier pour les 41 personnes portées disparues cette semaine, selon les témoignages de quatre rescapés secourus en mer et débarqués mercredi sur l’île italienne de Lampedusa.
Le Pape François a rappelé ”avec douleur et honte” les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU (OIM), qui a recensé samedi ”au moins 2.060 morts” de migrants en mer Méditerranée depuis le début de l’année.
Plus de 1.800 de ces victimes ont péri en Méditerranée centrale, entre l’Afrique du nord et l’Italie, la route migratoire la plus meurtrière au monde.
”C’est une plaie ouverte dans notre humanité”, a dit le pape aux fidèles rassemblés place Saint-Pierre au Vatican.
”J’offre mes encouragements aux hommes politiques et aux diplomates qui cherchent à la guérir, dans un esprit de solidarité et de fraternité”, a-t-il ajouté.
Il a également salué l’engagement de tous ceux qui œuvrent pour prévenir les naufrages et secourir les personnes en mer.
Vital Ndayambaje




































































