Le général Brice Oligui Nguema, nouveau président intérimaire du Gabon, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat la semaine dernière, a prêté serment, promettant de remettre le pouvoir aux civils et rétablir l’ordre constitutionnel.
Après sa prestation de serment lundi, le nouveau président du Gabon a promis d’organiser des “élections libres, transparentes et crédibles” et d’amnistier les prisonniers d’opinion.
A propos de la date des élections, le général Brice Oligui Nguema n’a pas été claire. Il a toutefois déclaré qu’il avait sollicité la participation de tous les “groupes de réflexion” du pays pour rédiger une nouvelle constitution. Elle sera adoptée par référendum et avec de nouveaux codes électoral et pénal ”plus démocratiques et respectueux des droits humains.”
Il a indiqué aussi s’être engagé à remettre le pouvoir aux civils en organisant des élections libres, transparentes et crédibles. Il a enfin annoncé la nomination dans quelques jours d’un gouvernement de transition composé de personnes expérimentées et aguerries. Il aura pour mission notamment de procéder à la libération des prisonniers d’opinion et le retour des exilés politiques.
Le candidat de l’opposition gabonaise, Albert Ondo Ossa, n’a pas voulu commenter l’investiture, exhortant les militaires à rétablir l’ordre constitutionnel.
Le général Brice Oligui Nguema devient ainsi le quatrième président de l’histoire du Gabon après Léon Mba, Omar Bongo Ondimba et son fils Ali Bongo Ondimba.
La famille Bongo est chassée du pouvoir après plus d’un demi-siècle du règne sans partage. Le général Nguema qui a dirigé le coup d’Etat connaissait bien la famille Bongo. Il fut en effet un aide de camp d’Omar Bongo puis commandant de la garde d’Ali Bongo.
Vital Ndayambaje




































































