Angela Merkel, qui se trouve à la fin de son mandat, a choisi de se mettre à l’écart des tractations pour sa succession. Les négociations entre CDU et CDS pour trouver un chef de file n’ont rien donné. Les conservateurs se déchirent.
Jusque tard dans la soirée du dimanche 18, les négociations entre le CDU, l’Union Chrétienne- Démocrate d’Angela Merkel et le CDS, l’Union Chrétienne-Sociale pour désigner un chef de file pour les élections législatives du 26 septembre n’ont pas conduit au résultat escompté. Deux candidats se disputent la succession d’Angela Merkel.
Armin Laschet du CDU, un modéré qui prône la continuité s’oppose à Markus Söder, du CDS, le parti bavarois allié. Les deux partis CDU et CDS s’étaient fixés comme date butoir le 18 avril pour se mettre d’accord sur un candidat unique. Seulement les deux parties n’ont pas pu trouver un consensus. Angela Merkel a opté pour la neutralité dans la lutte pour sa succession. Le CDU a menacé son allié le CDS de s’implanter dans la Bavière. Un tel geste serait un pas vers la rupture entre les deux partis frères. Le CDU n’a jamais cherché à trouver des membres dans cette Land (pays), chasse gardée de l’Union Chrétienne-Sociale.
L’évolution des sondages place les Conservateurs dans une mauvaise posture. Début février, la coalition CDU-CDS était créditée de 35 à 37 % des intentions de vote. En avril, elle se trouve entre 25 et 28%. Si cette chute, due en partie à la gestion de la crise sanitaire, devait se poursuivre, la Chancellerie serait perdue.
Depuis16 ans, les Conservateurs avaient le pouvoir dans leurs mains avec Angela Merkel. La perte des législatives les placerait automatiquement dans l’opposition.
Gérard Rugambwa



































































