L’Organisation Africaine de Normalisation (ARSO) vient de renforcer les capacités des représentants des Petites et Moyennes Entreprises de six pays africains sur l’évaluation de la conformité et le processus de double marquage. Les participants en sortent satisfaits à plus d’un titre.
Dans le souci de faciliter les échanges intra africains, l’Organisation Africaine de Normalisation (ARSO) a mis au point le Programme d’évaluation de la conformité de l’ARSO. Il promeut un cadre d’évaluation de la conformité harmonisé et crédible pour les produits et les services sur tout le continent africain. Les participants ont bien compris que la marque ARSO permet de vendre leurs produits sur tout le continent.
Pour le représentant de l’entreprise Urwibutso rwa Nyirangarama, Nsabimana Emmanuel, cette formation a été très utile pour les entrepreneurs.

” Elle nous a permis de connaître les normes de conformité pour que nos produits puissent être vendus sur tout le continent sans problème,” déclare Nsabimana Emmanuel chargé du contrôle de la qualité chez Nyirangarama.
” Nous avons décidé de commencer dans l’immédiat à appliquer les normes de conformité pour la marque ARSO,” dit-il. ” Nous vendions nos produits dans certains pays, mais nous savons maintenant qu’il est possible de vendre dans tous les pays africains,” se montre-t-il excité pour les opportunités d’affaires leur offertes.
Même son de cloche chez Diane Ishimwe de Cellion International Ltd. Elle reconnait également l’importance du savoir acquis.
” Nous partons avec un slogan, ‘Une norme, un test, un certificat’ accepté au niveau de toute l’Afrique,” déclare Diane Ishimwe, chargée du contrôle de la qualité chez Cellion International Ltd de Huye, au Sud du Rwanda.

” Les échanges intra africains en seront facilités. Ainsi les hommes d’affaires gagneront de l’argent. Ce qui est leur objectif,” se réjouit-elle.
” Nos produits pourront être vendus dans n’importe quel pays africain,” souligne la représentante de Cellion International. Cette entreprise produit la farine de maïs.
L’auto évaluation privilégiée
L’Organisation Africaine de Normalisation ne veut pas faire la police, ou l’inspection pour après fermer les entreprises ne respectant pas les normes de la conformité. Elle désire privilégier l’auto-évaluation.
” Au niveau de l’Afrique, nous voulons privilégier le renforcement des capacités plutôt que les sanctions. Celui qui ne veut pas respecter la loi, il parvient à échapper à la vigilance de l’organe de contrôle de la qualité,” argue Hermogène Nsengimana, secrétaire général de l’Organisation Africaine de Normalisation.

Selon le constat de cette institution africaine, le renforcement des capacités, la surveillance du marché et la publication de la liste des entreprises ainsi que de celle des produits ne respectant pas les normes de conformité d’évaluation de l’ARSO favorisent la recherche de la qualité pour les producteurs et pour les clients.
” En réalité, la qualité doit être exigée par les consommateurs. Ils doivent jouer un rôle pour le retrait des produits non conformes à la certification sur le marché,” indique Hermogène Nsengimana.
La formation de Kigali a regroupé 6 pays à savoir le Togo, le Sénégal, le Rwanda, la Zambie, le Zimbabwe et le Royaume d’Eswatini. Ils étaient représentés par au moins une personne du secteur privé et une autre d’un établissement de normalisation. Ils ont 6 mois pour décrocher le certificat ARSO. Il est gratuit. 100 entreprises seront appuyées par l’Organisation Africaine de Normalisation en vue de répondre aux normes de la conformité.
Ils pourront ainsi commencer à effectuer des échanges commerciaux entre eux avec le certificat ARSO. L’objectif est qu’il devienne unique sur le continent pour les échanges dans la Zone Libre d’échange Continentale Africaine (Zlecaf).
Gérard Rugambwa




































































