Six nouveaux membres, dont 2 pays africains, ont été admis au groupe des BRICS. L’annonce a été faite à l’issue du Sommet des BRICS qui s’est tenu cette semaine en Afrique du Sud.
Les nouveaux venus sont l’Argentine, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Iran, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Leur adhésion effective devrait débuter en janvier 2024.
Le groupe des BRICS, qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, a indiqué cette expansion lors du sommet d’Afrique du Sud.
Ce groupe des BRICS, composé de cinq économies émergentes, cherche de plus en plus à faire contrepoids à la domination des forums dirigés par l’Occident, tels que le Groupe des Sept et la Banque mondiale.

“Nous sommes parvenus à un consensus sur la première phase de ce processus d’expansion et d’autres phases suivront. Nous avons décidé d’inviter la République argentine, la République arabe d’Egypte, la République fédérale démocratique d’Ethiopie, la République islamique d’Iran, le Royaume d’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis à devenir membres à part entière des BRICS. L’adhésion prendra effet à partir du 1ᵉʳ janvier 2024,” a décrété le chef de l’Etat sud-africain Cyril Ramaphosa.
Malgré l’unité affichée en public lors de cette conférence étroitement contrôlée, les membres des BRICS ont présenté des points de vue divergents sur l’expansion.
Plusieurs dirigeants ont mis en garde contre un retour à un ordre mondial diviseur rappelant la guerre froide. L’Inde, qui est engagée dans un conflit territorial avec la Chine, a cherché à éviter de diluer son propre rôle dans le groupe au profit de pays plus proches de la Chine. Le Brésil et l’Afrique du Sud ont voulu éviter de s’aliéner leurs partenaires d’Europe et d’Amérique du Nord.
De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, invité au sommet des BRICS à Johannesburg, a souhaité une réforme financière mondiale plus solide et plus globale.

“Nous entrons dans un monde multipolaire. Mais l’histoire a montré, à maintes reprises, que la multipolarité sans institutions multilatérales fortes n’est pas une garantie de stabilité. Elle pourrait même devenir un catalyseur du chaos. Il est donc urgent de rétablir la confiance et de revigorer le multilatéralisme “a-t-il dit à la clôture du sommet.
Pour Antonio Guterres, les institutions multilatérales doivent être réformées afin de refléter le pouvoir et les réalités économiques d’aujourd’hui.
” Il faut avoir le courage de faire des compromis pour le bien commun. Il faut des institutions internationales efficaces, ancrées dans les réalités du XXIe siècle, fondées sur la charte des Nations unies et le droit international”, a-t-il conclu.
Le dernier sommet des BRICS datait de 2019 avant la pandémie de covid-19. Après l’admission de 6 nouveaux membres, les nations BRICS comprennent désormais 11 membres.
Vital Ndayambaje




































































