La Cour d’Assise de Paris a condamné Laurent Bucyibaruta, ex préfet de Gikongoro, à 20 ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable de complicité de génocide et de crime contre l’humanité mardi 12 juillet.
Laurent Bucyibaruta était poursuivi pour s’être rendu complice d’une pratique massive et systématique d’exécutions sommaires.
A l’issue d’un procès de deux mois d’affilée, la Cour d’Assise de Paris a retenu contre Laurent Bucyibaruta, pour 4 massacres, le crime de complice de génocide et de crime contre l’humanité. Cependant, il a été acquitté pour le crime d’auteur de génocide.
L’accusation avait requis la réclusion à perpétuité contre cet ancien préfet au Sud du Rwanda contre l’homme surnommé « le boucher de Gikongoro. » Il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 20 ans. Après sa condamnation précédée d’une longue délibération, l’ancien préfet de Gikongoro, a été conduit en prison par des gendarmes.
Durant le déroulement de son procès, Laurent Bucyibaruta a toujours plaidé non coupable. Il dispose de 10 jours pour interjeter appel. La recevabilité du dossier en appel dépend de deux critères essentiels. Soit il y a eu viol de la loi, soit la procédure judiciaire n’a pas été respectée. Sa défense avait plaidé pour l’acquittement.
Selon le président d’IBUKA (Souviens-toi), l’association des rescapés de génocide perpétré contre les Tutsi, Egide Nkuranga, la justice a été rendue pour les survivants de Kibeho, Murambi, Kaduha et Cyanika.
« Nous aurions aimé que la sentence soit plus sévère. Mais ce qui compte c’est qu’il a été condamné à 20 ans d’emprisonnement. Nous n’aurions été choqués par son innocence, » a déclaré Egide Nkuranga.
Laurent Bucyibaruta a été préfet, au sud du Rwanda, de 1992-1994. Pendant l’exécution du génocide perpétré contre les Tutsi, il était à la tête de la préfecture de Gikongoro.
Selon les prévisions, la Cour d’Assise de Paris devrait faire comparaitre un autre présumé génocidaire, Philippe Hategekimana, alias Philippe Manier le 09 mai 2023 pour son jugement durant environ deux mois.
Gérard Rugambwa



































































