La population de Bugesera est invitée à redoubler d’efforts pour rompre avec la vulnérabilité à différentes maladies dont le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme. L’appel a été lancé ce jeudi lors d’une réunion ad hoc organisée à Nyamata dans le district de Bugesera.
Le Forum des ONGs du Rwanda, en collaboration avec le Centre biomédical du Rwanda (RBC), avec le soutien de GLOBAL FUND et d’autres partenaires, a organisé la réunion d’introduction et d’orientation des parties prenantes du district de Bugesera sur le modèle de suivi intégré piloté par la communauté (ICLM) pour le VIH, la tuberculose et le paludisme au Rwanda.
En procédant au lancement de cette réunion, le secrétaire exécutif du district de Bugesera, Joseph Nkuranga a demandé qu’il ait beaucoup de discussions entre les autorités locales, le personnel des établissements de santé et les représentants des communautés touchées par le VIH, la tuberculose et le paludisme.

” Ces discussions vont permettre de créer des synergies, de renforcer les partenariats et de garantir une approche coordonnée de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme’’, a-t-il déclaré.
De son côté, Louis Ngabonzima, chargé des programmes au Forum des ONG du Rwanda, a demandé aux bénéficiaires, surtout aux groupes à haut risque de donner l’information à temps.
” Nous demandons aux bénéficiaires des services de santé et aux agents de santé communautaire de fournir un retour d’information de manière routinière et systématique se traduisant par des actions et des changements’’, a-t-il déclaré.

L’un des participants à cette réunion et appartenant au groupe à haut risque de vulnérabilité au paludisme, Emmanuel Sehire, a indiqué que les conseils leur prodigués seront de bon augure.
” En tant que président des pêcheurs du secteur de Gashora, je vais sensibiliser mes collègues à prendre des mesures draconiennes contre le paludisme auquel nous sommes exposés. Avec une action concertée et l’échange d’information rapide, nous espérons rompre cette vulnérabilité au paludisme’’, a-t-il affirmé.
L’objectif principal de cette réunion d’introduction et d’orientation était de familiariser les autorités locales, le personnel des établissements de santé et les représentants des communautés avec le VIH, la tuberculose et le paludisme.
En outre, la réunion visait à mettre en place des équipes de travail au niveau du district afin d’améliorer la collaboration et la coordination des efforts pour garantir l’efficacité de la gestion des données.

Le Rwanda a un taux de prévalence du VIH de 2,6 % chez les adultes âgés de 15 à 49 ans, les taux les plus élevés étant concentrés dans certaines populations clés.
Les préoccupations documentées en matière de tuberculose concernent les patients asymptomatiques et symptomatiques manqués, l’accent étant mis sur la détection et le traitement précoces des cas de tuberculose.
En ce qui concerne le paludisme, l’accent est mis sur l’augmentation du nombre de cas traités au niveau communautaire, qui passe de 42 % à 85 %.
Ces trois maladies restent des priorités de santé publique pour le Rwanda, malgré des progrès impressionnants. Cependant, il reste un long chemin à parcourir pour éliminer ces trois maladies dans le pays.
Comme il a été expliqué lors de cette réunion, le Rwanda est bien placé pour tirer parti des progrès accomplis afin de faire avancer la lutte contre les trois maladies.
Vital Ndayambaje



































































