Le Conseil des ministres a réitéré la décision du Rwanda de se retirer de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). De fait, il endosse cette mesure rétorsive.
Les membres de l’exécutif convoqués, se sont réunis au Village Urugwiro sous la présidence du premier ministre, Dr. Edouard Ngirente, ce lundi 09 février. Ils ont réitéré la décision du Rwanda de se retirer de la CEEAC. Ainsi ils assument cette mesure annoncée par le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale en tant que gouvernement.
Les raisons évoquées dans un communiqué rendu public à l’issue de ce conseil des ministres sont multiples et pertinentes.
Les droits des Etats membres ne sont ni pleinement ni équitablement respectés. Le gouvernement rwandais cite plusieurs faits concrets pour illustrer cette assertion.
Parmi eux, il y a les bombardements et incursions transfrontalières répétés au Rwanda par les forces armées congolaises et les FDLR. A ces actes s’ajoutent les menaces publiques du président Tshisekedi de renverser le gouvernement du Rwanda. Tous les deux violent directement l’article 3 du traité de la CEEAC.
Les membres de l’exécutif jugent contradictoire la collusion avec un groupe génocidaire, sanctionné par l’ONU tout en évoquant la légalité, la responsabilité et le multilatéralisme.
Le gouvernement rappelle que la RDC n’a jamais cessé de financer et de soutenir les FDLR dans leurs nombreuses tentatives de déstabiliser le Rwanda. Et ce, en violation de plus de 20 résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies.
De surcroît, le conseil des ministres a mentionné la manipulation de la CEEAC initiée par la RDC et d’autres Etats contre un autre Etat membre. Il s’agit là d’un fait porté à l’attention des membres mais resté sans effet.
La sortie du Rwanda de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) n’est pas une grande perte pour le pays. La CEEAC est la moins performante des organisations régionales sur le continent. Par ailleurs, le retrait n’est pas incompatible avec le maintien des relations bilatérales avec les pays membres.
Gérard Rugambwa




































































