L’Afrique du Sud, auteur du dossier, a affirmé que l’Etat d’Israël n’a pas réussi à justifier sa position lors d’une séance devant la Cour internationale de justice (CIJ), où il est accusé de génocide à l’encontre du peuple palestinien à Gaza.
Le ministre sud-africain de la justice, Ronald Lamola, a soutenu que l’Afrique du Sud demeurait convaincue d’avoir présenté un dossier probant contre Israël devant la CIJ. Il s’exprimait ainsi devant les journalistes à l’extérieur du tribunal de La Haye où se déroule ce procès.
“Aujourd’hui, nous avons entendu la prétendue justification d’Israël devant la CIJ. Certains des arguments avancés sont étonnants et ne sont pas étayés par les faits et la situation sur le terrain. Israël suggère que la Convention sur le génocide est primordiale pour leur protection et que, de ce fait, il n’est pas possible de violer ses propres dispositions. Aujourd’hui, l’Etat d’Israël n’a pas réussi à réfuter les arguments convaincants de l’Afrique du Sud qui ont été présentés à la Cour”, a déclaré le ministre sud-africain de la justice.

L’Afrique du Sud estime qu’il s’agit d’un génocide qui s’inscrit dans le cadre de décennies d’oppression des Palestiniens par Israël et non d’une quelconque vengeance envers ce dernier.
“Il ne s’agit pas d’une vengeance de l’Afrique du Sud contre Israël. Nous partons du principe que tout Etat pratiquant l’apartheid, où que ce soit dans le monde, a été déclaré comme un crime contre l’humanité, et qu’il ne devrait donc jamais être autorisé à se reproduire. Il s’agit d’une convention des Nations Unies. Nous sommes donc ici pour protéger les droits du peuple palestinien à Gaza’’, a-t-il ajouté.
De son côté, Israël a rejeté en bloc ces accusations. Il a plutôt accusé l’Afrique du Sud d’avoir présenté la réalité à Gaza de manière déformée depuis le massacre du 7 octobre, en mettant de côté le fait que les terroristes du Hamas ont infiltré Israël, assassiné, kidnappé et violé des citoyens.
La plaidoirie de ce pays visait à se défendre contre l’allégation de l’Afrique du Sud selon laquelle, ses opérations militaires dans la bande de Gaza constituent un génocide contre les Palestiniens.

“L’utilisation à des fins militaires du terme génocide contre Israël dans le contexte actuel ne fait que raconter à la Cour une histoire grossièrement déformée. Et cela ne fait que vider le mot de sa force unique et de sa signification particulière. C’est subvertir l’objet et le but de la convention elle-même, avec des ramifications pour tous les Etats qui cherchent à se défendre contre ceux faisant preuve d’un mépris total pour la vie et pour la loi”, a déclaré Tal Becker, consultant juridique au ministère de la Justice d’Israël.
L’offensive aérienne, terrestre et maritime d’Israël dans la bande de Gaza a tué plus de 23.000 personnes, selon le ministère de la santé du territoire gouverné par le Hamas.
Près de 85 % des habitants de Gaza ont été chassés de leurs maisons, un quart des résidents de l’enclave sont menacés de famine et une grande partie du nord de la bande de Gaza a été réduite à l’état de ruines.
Vital Ndayambaje




































































