L’accès à certains lieux publics est désormais conditionné par la présentation d’un document de vaccination contre la covid-19 dans la capitale rwandaise. Sont concernés les endroits pouvant être des foyers de contamination.
Une dame de passage au marché de Nyabugogo ce lundi 20 décembre pour faire ses achats se voit refuser l’entrée. On lui demande une preuve écrite attestant sa vaccination contre la covid-19. Elle ne l’a pas. Elle a oublié son portable à la maison. Elle y a enregistré une copie numérique.
« On aurait quand même dû nous avertir, » se plaint-elle. Elle doit rentrer bredouille chez elle à Nyamirambo.
Une autre scène pareille est remarquée à Gisozi, non loin de l’Ecole Belge de Kigali. Un chauffeur de bus exige un certificat de vaccination contre la covid-19 sur la ligne Gisozi-Nyabugogo. Son bus est quasi vide. La plupart de gens sont surpris. Ils ne sont pas munis de ce document.

Cette manière de procéder viserait à exiger aux gens de se faire vacciner sans trop les brusquer.
Le ministre de l’administration locale, Jean Marie Vianney Gatabazi, avait lancé une menace à peine voilée contre les gens refusant de se faire vacciner. « C’est votre droit de ne pas vous faire vacciner, mais vous ne devez pas contaminer les autres, » avait-t-il déclaré mercredi le 15 décembre lors d’une conférence de presse virtuelle.
Un « pass vaccinal » devient obligatoire à Kigali et dans les villes secondaires
Le Premier Ministre (PM), Dr Edouard Ngirente, a signé dimanche le 19 décembre 2021 un communiqué révisé sur les mesures de prévention contre la covid-19. Un « pass vaccinal » est exigé dans la plupart d’endroits publics.
Dans les restaurants, « les clients à Kigali et dans les villes secondaires doivent avoir déjà reçu deux doses de vaccin, » précise le PM du gouvernement rwandais, Dr Edouard Ngirente. La même exigence est imposée aux personnes fréquentant les cabarets, les lieux de culte et celles empruntant les bus de Kigali vers les provinces et vice versa.

« Les patients hospitalisés aujourd’hui sont ceux qui n’ont pas encore été vaccinés, » explique le ministre de la santé, Dr Daniel Ngamije. « Par refus, » précise le ministre Jean Marie Vianney Gatabazi.
A Kigali, tout a été mis dans le paquet pour un accès équitable au vaccin. On a invité dans un premier temps les gens à se rendre aux centres de vaccination aux frais de l’Etat. Ensuite, le personnel médical s’est déplacé vers les domiciles des personnes invalides. Pour le moment, les gares routières servent également de lieu d’injection du vaccin anti-covid-19.
Les statistiques montrent une hausse rapide du nombre de malades dans la Ville de Kigali. Depuis le 15 décembre, dans la capitale on enregistre chaque jour plus de 100 nouveaux cas, selon le ministère de la santé. Cette situation est due au nouveau variant, l’Omicron.
Gérard Rugambwa




































































