Environ 20 femmes rwandaises vivant en Allemagne sont en visite dans le pays pour explorer les opportunités d’investissement. Elles viennent de visiter le musée pour la campagne contre le génocide.
Dans ce musée historique, elles ont recueilli des informations sur les faits saillants de la période d’avant et pendant le génocide contre les Tutsi. Et particulièrement de l’intervention de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) après avoir reçu l’ordre d’arrêter l’extermination des Tutsi.
” Après cette histoire que nous venons d’apprendre, nous avons les combattants de APR dans nos coeurs. APR ce sont des actions et un coeur sensible,” a déclaré Ange Bella Kabano, présidente de l’Association.

” A partir de l’exemple des combattants de APR qui se sont sacrifiés, les Rwandais de la diaspora doivent jouer également leur rôle en investissant dans le pays pour qu’en 20 ans il soit également développé à l’instar de l’Allemagne,” a-t-elle indiqué.
Selon Mme Kabano, c’est paradoxal que certains Rwandais préfèrent investir dans un pays développé au lieu de contribuer au progrès de leur pays. ” Lorsque l’on va à l’étranger c’est pour apprendre des autres pour venir initier des projets dans son propre pays,” a-t-elle tenté de réveiller la conscience de ses compatriotes.

Mme Kabano et son équipe prêchent par l’exemple. Selon ses affirmations, ces femmes de la diaspora rwandaise d’Allemagne ont déjà beaucoup investi au Rwanda.
” Certaines ont construit des maisons de passage. Des villas. Parmi nous, il y a une femme qui dispose d’une école d’artisanat avec plus de 300 apprenants,” a-t-elle révélé. Elle n’a pas voulu citer la totalité de leur projets.
Ces femmes vaillantes sont venues pour poursuivre l’oeuvre commencée de contribuer au développement du Rwanda. ” Nous voulons investir dans différents secteurs comme l’éducation, la santé…,” a-t-elle dit.

Ces femmes regroupées au sein d’une association depuis 7 ans sont plus de 200 au total. Pour l’avenir, elles veulent que leurs enfants viennent aussi au Rwanda apprendre leur histoire à la source et sortir de l’internet. Elles cherchent à léguer à leurs enfants un esprit patriotique.
Gérard Rugambwa




































































