Les membres du comité de communication, commerce et de l’investissement au sein du parlement de la Communauté Est-Africaine (EALA) estiment que la volonté politique reste la solution la plus efficace aux défis persistant dans le processus de l’intégration régionale des pays membres de l’EAC.
Ces députés de l’EAC l’ont déclaré lors de leurs échanges sur les voies et moyens de trouver de solutions aux problèmes récurrents ralentissant les activités commerciales dans les pays membres.
Députée Francine Rutazana, qui représente le Rwanda dans ces concertations, déclare qu’il y a de bonnes lois pour l’intégration régionale mais tous les pays ne s’engagent pas activement pour les respecter.

“Les lois ont été votées et d’autres outils de réglementation ont été mis en place mais la mise en application reste un défis majeur au niveau des pays membres”, dit-elle.
“Nous demandons le respect des lois au niveau des pays. Il faut un peu plus de sérieux pour que les initiatives de l’intégration régionale ne continuent pas à stagner”, insiste-t-elle.
“Par exemple aujourd’hui, vous ne pouvez pas aller installer votre entreprise en Tanzanie sans que vous soyiez associé à un Tanzanien dans la même entreprise”, a-t-elle réitéré.

La Soudanaise Gai Deng, députée membre de ce comité, revient toujours sur la volonté politique au niveau des autorités des Etats membres. Selon elle c’est l’outil capital pour régler tous les défis qui persistent.
“La volonté politique est très essentielle pour que les défis rencontrés puissent trouver des solutions appropriées”, précise -t-elle.
Le président de ce comité des parlementaires de la communauté est-africaine, Suleiman Shahbal, rappelle que les autorités des Etats membres devraient se rendre compte que l’intégration est bénéfique à tous les Etats.
“Nous avons tous intérêt dans l’intégration régionale, c’est avantageux pour nous tous dans la communauté”, a-t-il dit.

Dans un entretien avec le Canapé, Shahbal évoque aussi des réalisations au niveau de la communauté mais selon lui, la bureaucratie ralentit beaucoup l’intégration régionale.
“La bureaucratie que l’on trouve au niveau des gouvernements est la source du retard dans le processus d’intégration. Ca prend beaucoup de temps pour qu’il y ait un changement”, a- t-il déclaré.
“Quelques fois les lois au niveau des pays ne sont pas compatibles avec les lois votées au niveau de l’EAC. C’est pourquoi nous discutons comment allons convaincre nos pays respectifs pour que les défis soient relevés”, poursuit-il.
En tant que président du comité, le message important adressé aux membres du comité, dont la plupart sont nouveaux, c’est de partager le même message aux dirigeants de leurs pays respectifs.
“Allez convaincre les autorités de vos pays respectifs qu’ils ont intérêt dans ce que nous faisons ici”, a- t-il ajouté.
La Communauté Est-Africaine (EAC) comprend le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la République Démocratique du Congo.
Florent Ndutiye




































































